27/04/2009Les Rêves D'Orphan - Episode XXIXNaelle tremblait dans les couloirs de l’Ecole Elle avait l’impression que toutes les portes cachaient un adulte prêt à surgir. Yorin avançait en portant Orphan mails Naelle sentait qu’il commençait à fatiguer. Elle ne savait plus où elle était et faisait confiance à Yorin pour se repérer, elle avait à peine entendu les instructions de Lena. Elle était terrifiée à l’idée d’avoir failli croiser Monsieur. Elle n’osait pas penser aux conséquences s’il l’avait vu. Quelle idée elle avait eu d’écouter Léna ! Elle n’allait pas tout gâcher pour lui faire plaisir ! Elle avait mis tant de temps à se faire accepter à l’Ecole ! Elle repensait à tous les sacrifices et tous les gens qu’elle avait du abandonner pour arriver à se faire une petite place sur la liste d’entrée à l’Ecole. Toute cette préparation ! Ces heures à parfaire ses connaissances, tout ça pour devenir une encyclopédie vivante, rien de répréhensible : assez bonne pour être remarquée et sortir de la norme des autres écoles, mais pas trop pour ne pas être trop remarquée par le Quadrat.
A peine cette pensée traversa son esprit qu’elle se reprit !
«Idiote ! Tu ne dois pas penser à ça ! Tu sais qu’ils peuvent le savoir, tu as passé tellement de temps à te conditionner pour les tromper, ne craque pas maintenant »
A peine se fut elle reprise qu’elle sentit leur souffle planer dans son esprit.
« Concentre toi sur Yorin, Orphan, la Salle du Seuil, les couloirs la nuit »
Au bout de quelques secondes, elle sentit qu’ils étaient partis et se permit de reprendre son souffle.
Elle regarda autour d’elle et s’aperçut qu’ils étaient arrivés devant la Salle. Elle s’approcha de la porte, posa la main sur la serrure, un déclic sonore – clang – retentit et la porte pivota.
Naelle n’avait jamais compris comment fonctionnait cette serrure, Gao avait dit qu’elle reconnaissait les Rêveurs et s’ouvrirait toujours pour eux, c’était tout et ca lui suffisait.
Elle aida Yorin à grimper les 3 marches puis une fois à l’intérieur elle l’aida à faire glisser Orphan sur une chaise au milieu de la Salle. Yorin poussa un soupir et se laissa tomber à même le sol.
« Bon sang ! Qu’il est lourd !
- Chut !
- Tu t’inquiètes de quoi ? le raffut de la porte suffit à nous faire repérer
- Je sais mais ce n’est pas la peine d’en rajouter non plus !
- On fait quoi maintenant ?
- Rien, repose-toi, je m’occupe des bougies et on attend Léna. »
Joignant le geste à la parole, elle sortit les bougies du sac qu’elle portait et se dirigea vers l’angle sud-est, alluma une bougie, fit le tour de la pièce en allumant une bougie dans chaque angle. Au bout de quelques minutes, la porte du Seuil grinça brisant le faible silence qui envahissait la pièce.
Naelle et Yorin se tournèrent vers la porte prêts à tout.
« Ce n’est que moi.
- Tout va bien ?
- Oui c’est bon personne dans les couloirs. »
A mesure que Léna avançait vers le centre de la salle, la lueur des bougies sembla s’intensifier au point d’illuminer toute la pièce. Quand les 4 Rêveurs furent réunis au centre de la pièce, la pièce était éclairée comme en plein jour, puis petit à petit, les dalles où figuraient chaque Compagnon se mirent à briller à leur tour. D’abord, le contour de chaque dalle, puis la lumière se déplaça vers leur centre pour faire briller chaque illustration de Compagnon.
Et soudain, les Compagnons prirent vie. Chaque Scintillement flottait devant sa marque.
Les 3 Rêveurs entourant Orphan se serraient les uns contre les autres.
« Ce n’est pas normal
- Non ils ne doivent pas tous s’illuminer en effet c’est pas normal.
- Non pas ça.
- .. ?
- Tous les Compagnons sont là sauf le nôtre. »
Les Scintillements se mirent à tourbillonner et à virevolter dans la pièce de plus en plus vite. De manière anarchique au début puis très vite un ordre d’ensemble se dessina. Les Compagnons tournaient dans le même sens. En quelques minutes, ils tournaient si vite que la seule chose que pouvaient apercevoir Yorin, Naelle et Léna fut une grande trainée lumineuse emplissant la pièce. La trainée disparut à son tour dessinant une gigantesque figure.
Naelle s’exclama : « C’est notre compagnon ! C’est Askerionn ! » En effet, la figure gigantesque qui les entourait représentait le Compagnon d’Askerionn dont les 4 Rêveurs dont un endormi étaient le centre.
Le Compagnon irradiait d’une lumière jaune et bienveillante. A mesure que la lumière augmentait, les perceptions des Rêveurs changeaient. Ils baignaient dans une sorte de béatitude, emplie de calme et de sérénité, une douceur les enveloppait totalement, une certitude de bonheur et de réussite.
Léna se redressa, fit face au coté Nord du Compagnon, imités par Naelle et Yorin qui firent respectivement face au Sud-est et au Sud-ouest. En même temps et sans consultation aucune de leur part, les 3 amis tendirent leurs mains dans la lumière. Le rayonnement s’intensifia encore, les mains des Rêveurs furent entourées d’un halo blanc. Doucement, le halo remonta le long de leur bras jusqu'à recouvrir complètement leur corps.
Léna fut la première à parler puis Naelle et enfin Yorin. Chacun d’eux prononça les mêmes mots, d’une voix solennelle sans savoir d’où ces mots leur venaient.
« J’accepte.
- J’accepte
- J’accepte. »
Une quatrième voix retentit.
« J’accepte »
Les 3 amis se tournèrent vers le centre et virent Orphan qui venait de prononcer ses mots, les yeux grands ouverts.
Malgré leur joie de voir Orphan réveillé, les 3 amis se demandaient toutefois ce qu’ils venaient d’accepter.
26/04/2009Ou le Reveur² pense aux "Sans sommeil"
Au revoir Macha.
25/04/2009Les Rêves D'Orphan - Episode XXVIIILéna attendait dans la chambre. Elle avait envoyé Naelle chercher la dernière touche de leur équipement, pendant que Yorin faisait un dernier repérage sur le parcours qu’ils effectueraient cette nuit. Contrairement à Naelle, elle n’avait pas de doutes sur les capacités de Yorin à s’en sortir tout seul, elle connaissait son petit secret depuis qu’elle avait surpris la conversation entre Orphan et lui. Il était Raamen. Sa seule présence dans les couloirs et le fait qu’il partage le même objectif qu’eux devrait leur garantir de ne rencontrer personne, mais elle comprenait que Yorin veuille s’en assurer, il avait l’impression que sa chance le quittait même s’il ne pouvait évidemment pas en parler vu qu’il était persuadé que sa condition était un secret pour tout le monde.
Yorin revint tranquillement et lui confirma que personne n’était dans les couloirs. Le couvre feu était passé depuis 2 heures environ maintenant.
Quelques minutes après, Naelle arriva avec une série de bougie pour pouvoir s’éclairer dans la salle du Seuil.
Sans échanger un mot, les 3 amis sortirent de la chambre. Yorin passa en premier, Léna ensuite, puis Naelle, terrifiée à l’idée de désobéir au règlement.
Chacun des 3 avait bien conscience que s’ils se faisaient attraper cette nuit, l’Ecole était finie pour eux. Sortir la nuit était déjà assez mal vu, cela méritait un blâme s’il n’y avait de raison sérieuse pour cela, et ne parlons pas de ce que leur vaudrait le reste de leur plan!
Ils arrivèrent rapidement devant l’infirmerie. Léna avait repéré qu’elle n’était jamais fermée donc pas de soucis de ce coté là.
Ils entrèrent rapidement sans faire de bruit. Heureusement, il n’y avait pas d’autre malade à dormir là ce soir. Ils arrivèrent devant le lit d’Orphan.
« Tu crois que tu y arriveras Yorin ? Il est assez lourd quand même ?
- Je ne pourrais sans doute pas aller trop vite mais si on le porte à deux, il sera trop balloté et ca ne serait surement pas bon pour lui »
« Et puis, pensa Léna, si jamais ca pouvait lui donner une chance supplémentaire de se réveiller, autant ne pas s’en priver »
Naelle attrapa le drap et la couverture qui recouvraient Orphan et les retira prestement. Yorin se pencha vers lui, l’attrapa par les mains et les tira vers lui de façon à le redresser puis à le faire basculer sur son épaule.
« Ca va ?
- oui. Désolé de pas le porter dans les bras, mais je fatiguerais moins comme ça. Aller ! vite faut trisser rapidement ! »
Léna passa devant pour ouvrir les portes, Naelle toujours sur les nerfs suivit rapidement en surveillant Orphan.
Ils ne prirent pas le couloir nord bien qu’il soit plus court, ils empruntèrent les « allées de services » qui n’avaient de services que le nom elles avaient l’avantage d’être plus biscornues, moins fréquentées et de fournir davantage de recoin sombre où se cacher.
Léna guettait le moindre bruit et espérait de tout son cœur que leurs bruits de pas ne s’entendaient pas. Ils arrêtaient leur étrange procession à chaque carrefour pour jeter un coup d’œil dans toutes les directions et vérifier que personne ne trainait dans les couloirs à cette heure tardive. Au bout d’un moment, Yorin chuchota
« Léna tu sais ou on est ? Ce n’est pas le chemin que j’avais repéré
- Ne t’inquiètes pas, c’est le quartier du personnel c’est plus court. C’est tout. Et à l’heure qu’il est ils dorment tous, ils se lèvent tôt demain. »
A peine avait-elle murmuré ces mots qu’une porte s’ouvrit. Les 3 amis plongèrent à l’abri d’un contrefort et se plaquèrent contre le mur.
D’où elle était, Léna vit immédiat qu’un bout de la chemise de nuit dépassait, elle tendit la main pour la tirer vers elle.
Une voix résonna dans le couloir :
« Merci Monsieur, je ferais comme vous l’avez dit, ne vous inquiétez pas »
Le « Monsieur » résonnait plein de déférence, il ne s’agissait pas d’un « monsieur » quelconque mais de « Monsieur » Le directeur.
Yorin se raidit à cette écoute.
«Le Directeur, on pourrait le voir et savoir à quoi il ressem…
- Chut, c’est pas le moment » le coupa Léna.
Un bruit de pas se rapprochait.
Au moment où Yorin ouvrait la bouche, Léna lui plaqua sa main dessus pour l’empêcher d’émettre un son.
Ils virent la silhouette de l’homme leur passer devant. Arrivée à leur hauteur, elle s’arrêta un moment. Les 3 amis retinrent leur souffle. L’homme - Monsieur - fouilla ses poches, sortit une pipe à tabac et l’alluma dans un mouvement élégant, il jeta ensuite le bout de papier qui lui avait servi à cela, dans la corbeille à coté de lui et reprit tranquillement son chemin en poussant un « ahhh sacré bonne femme ! Elle au moins fait ce qu’on lui dit »
Apres son départ, Yorin reprit enfin son souffle.
Lena murmura :
« Tout droit, à gauche puis à droite, ensuite vous arriverez sur la cour des Lumières et à partir de là vous reconnaitrez le chemin. Allez y je vous rattrape.
- Ce n’est pas le moment de se séparer Léna ! glapit Naelle.
- Mais si idiote !je vous laisse l’occasion de partir, je reste quelques minutes ici, si jamais Monsieur repasse ou si Loelle sortait, je pourrais vous prévenir.
- Mais si …
- On ne discute pas ! »
Devant le ton de Léna, Yorin comprit qu’en effet, il ne fallait pas discuter et qu’en tout ca ne servirait à rien. Il sortit de l’ombre et partit dans la direction indiquée par Léna suivit de près par Naelle.
Léna resta quelques secondes à les suivre des yeux, puis rassurée, elle se tourna de l’autre coté. Elle se rapprocha de la poubelle et sortit le bout de papier jeté par Monsieur, le déplia et le lut.
Aussitôt, elle ouvrit grand les yeux puis, hors d’elle, grogna entre ses dents : « L’enflure ! »
21/04/2009Où le Reveur² s'interroge sur la santé mentale des starsje mate je sais plus quoi sur la 6
et je tombe pele-mele :
- sur un riche jesaispastropquoi qui se prend pour un super heros et se balader en permanence dans son manoir en costume de super heros ( cape avec un symbole peace et love ) ( Je précise que sa compagne vient d'avouer qu'elle portait aussi son costume de super heroine : une cape de lapin défendant la paix dans le monde )
- un prince de la mode ( que je ne connais absolument pas donc ) qui a baptisé ces enfants Dylan, Crystal , Vito et .... bon déjà les 3 premiers faut oser ..... mais le 4ieme : Rocco-Mick-Jagger
mais ou va t on ? 19/04/2009Où le Reveur² se ressourceN'importe comment, n'importe quoi , il me faut du temps à moi.
Mais bizarrement plus j'en trouve plus il m'en faut.
J'ai l'impression que le temps pour moi doit se passer avec les autres.
Etrange...
Des fois je me dis que je ne suis jamais si seul qu'avec des amis.
Je ne sors plus trop, je diminue le rythme au travail.
Tant pis je ne serais pas aussi fêtard que L, ni aussi pro que P. non je serais moi.
J'ai vécu presque 5 ans pour faire la fête (Dieu que c'est loin !) puis presque 5 pour mon boulot. J'ai fait une overdose de l'un et de l'autre. J'ai envie d'être moi. Moi seulement.
Mais c'est dur. Si je ne m'aimais pas au final ?
En fait le problème est là, je pense : que faire si on ne s'aime pas ? Ou plutot que faire si on ne s'aime pas comme il faut?
Je n'ai plus d'énergie, je n'ai plus envie de plein de choses. J'ai envie de tant d'autres !
Et pour tout ça, la condition est toujours la même .... mais ca n'ira jamais.
16/04/2009Les Rêves D'Orphan - Episode XXVIILes 3 apprentis Rêveurs terminaient leur repas dans les Jardins de la Paix Intérieure.
C’était devenu une sorte de rituel en l’absence d’Orphan. Ils allaient à la cuisine, Léna faisait de gros yeux à un commis quelconque et ils repartaient avec de quoi manger, puis ils s’installaient dans le Jardin, généralement, dans la clairière à l’ombre du grand Anaré.
De là, ils avaient une vue sur une partie de l’école ainsi que sur les rues de Virag par delà l’enceinte de l’Ecole.
Ils en profitaient souvent pour discuter des progrès des autres Rêveurs.
L’absence d’Orphan leur pesait. D’une part parce que c’était un ami et qu’ils ne savaient pas s’il allait se réveiller un jour et d’autre part parce que chacun d’entre eux étaient venus à l’Ecole avec un seul objectif : devenir un Rêveur.
Pire même : même s’ils ne savaient pas en quoi exactement consistait le fait d’être un Rêveur, ils voulaient devenir le meilleur Rêveur de tous. L’absence d’Orphan les privait de cela : sans lui pas de Compagnon, et malheureusement sans Compagnon, pas d’apprentissage.
Ils allaient tous les matins dans la Salle du Seuil comme tous les autres apprentis et devaient regarder les progrès des autres.
Léna était folle de rage : sa capacité quasi-mimétique à reproduire toutes les actions des autres ne servait à rien vu que chaque groupe - y compris le sien-avait un Compagnon différent de tous les autres groupes. Et sans son Compagnon, elle ne pouvait rien faire de toutes façons. Pas de plantes à faire germer, pas d’eau à trouver, pas de souvenirs à vérifier avec le Compagnon du Passé, bref rien.
Naelle était dans le même état, mais s’en arrangeait un peu mieux : elle n’avait rien à étudier, expérimenter, découvrir, apprendre ou retenir. Aucun livre ne racontait quoi faire, pas de notes à prendre. Elle essayait de noter les méthodes des autres, , de les comparer mais cela ne l’amenait pas à grand-chose. Elle tirait de petites conclusions mais par la logique d'ensemble : le groupe de Jave ne pouvait arriver à quelque chose avec le Compagnon de la Nature que si tous les membres du groupe étaient dans une colère noire. Pour le groupe de Yelena, il fallait que le Compagnon soit dans le noir et pour le groupe de Rhia et son Compagnon de l’Eau, étrangement il fallait une bougie ou une flamme à proximité du Compagnon. Les méthodes étaient différentes pour chacun des Compagnons. Outre l’Eau, la Science et la Nature, elle avait repéré les méthodes de chacun: le calme zen nécessaire au Compagnon de la Force, les supplications pour l’Emotion et bien d’autres encore.
Naelle était sure que Léna avait déjà tout noté même si elle faisait semblant de rien.
Le seul qui ne s’inquiétait pas de la situation c’était Yorin. Non il ne s’inquiétait pas, il déprimait. Il déprimait profondément. Naelle sentait bien que quelque chose le touchait mais il ne voulait pas en parler. Il avait l’air de subir un manque comme si quelque chose l’avait abandonné.
« Bon on fait quoi ?
- A propos de ?
- Ohh ca va Naelle, tu sais très bien ce que je veux dire
- Orphan ?
- Non pas Orphan. Orphan est aux bons soins de Loelle, on ne peut rien pour lui.
- Alors ?
- Nous ! On fait quoi ? Sans Orphan, et si on continue comme ça on passera jamais le cap. Vous voyez déjà le retard qu’on a sur les autres ? On a pas vu le compagnon d’Askerionn depuis 5 lunes, on ne sait toujours pas l’étendue de ses capacités. En plus, contrairement aux autres, il n’est pas décrit dans les Registres, on ne sait rien de lui.
- Et ?
- Et mon cher Yorin, tu sais comme moi qu’il y a une sélection effectuée tous les ans en fonction des progrès du groupe, de ses aptitudes et que vu comme c’est parti on a absolument aucune chance.
- Et donc tu as peur de partir ?
- Oui et pas seulement ca, si je suis venu ici , c’est pour devenir Rêveuse et faire de grandes choses. Or rester assise toute la journée à regarder les autres progresser sans moi ne fait pas partie de mes objectifs.
- On peut y faire quoi ?
- Soit on trouve un moyen de réveiller Orphan, ce dont je doute, soit on trouve un moyen de faire sans lui.
- Ou alors.. »commença Naelle avant de s’interrompre un moment
« Ou alors quoi ?
- On trouve un moyen de faire participer Orphan quand même…
- Hein ?
- Ben j’ai rien lu ou entendu qui précise que pour que les Compagnons apparaissent il fallait qu’on le souhaite ou qu’on soit ne serait-ce que conscient …
- Mais encore …
- Ben je me disais, si on arrivait à convaincre Loelle de nous laisser emmener Orphan dans la salle même s’il est toujours inconscient et que nous, on soit tous là, notre Compagnon pourrait se manifester.
- Hmm Ca pourrait marcher en effet..
- Reste à trouver comment convaincre Loelle »
Un oiseau se posa dans les Jardins pendant que chaque Apprenti retournait ses pensées en tout sens pour trouver une idée.
Ce fut finalement Yorin qui brisa le silence.
« En fait, on se complique pour rien.
- pardon ?
- Loelle n’est pas obligée d’être au courant... »
Nouveau silence cette fois rompu par Naelle.
« Ce soir ? après l’extinction des feux ?
- Ce soir.
- Bon allons y nous avons des préparatifs à faire. »
Les apprentis se levèrent pour se diriger vers leur chambre.
Ni Naelle, ni Yorin ne remarquèrent le bref sourire qui traversa le visage de Léna.
Aucun des deux ne l’entendit non plus murmurer : "Enfin!
«L’Enfant d’Askerionn entre deux mondes rencontrera l’Enfant d’Askerionn , entre 2 mondes »"
13/04/2009Les Rêves D'Orphan - Episode XXVIOrphan flottait dans un lieu inconnu, noir et sombre. Depuis combien de temps était-il comme ça, dans cet état ? Il entendait du bruit autour de lui. Des voix. Il savait qu’il aurait du les reconnaître mais il avait beau creuser sa mémoire dans tous les sens mais il s’avérait incapable de mettre un nom dessus. Il devait déjà se concentrer énormément pour les entendre et comprendre le sens de leurs paroles.
« Pauvre Orphan. Combien de temps encore va-t-il rester inconscient ?
- Je ne sais pas. Un jour, une lune, personne ne sait
- Il faut pourtant qu’il se réveille, la Gardienne est formelle : sans lui, les Prophéties ne s’accompliront pas.
- Je le sais. Mais il n’aurait pas du se trouver là. Il a failli en apprendre trop.
- Vous auriez pu agir moins précipitamment tout de même. Il a failli y rester.
- Je sais, mais c’est du passé, c’est fait , c’est fait, on ne peut rien y changer. Enfin moi, je ne peux rien y changer, lui le pourrait sans doute si il était conscient.
- S’il l’était, oui.
- Enfin, cela a permis de comprendre beaucoup de choses.
- Comment ça ?
- Il ne vous l’a pas dit ?
- Non, Il n’a rien dit. Vous savez bien qu’il ne me parle pas de ça. Il ne me dit que ce que je dois savoir et rien d’autre.
- L’imbécile. Vous avez lu les Prophéties ?
- Oui en partie.
- Le passage sur la Rencontre Manquée ?
- Oui vaguement.
- Si Orphan avait été conscient, la Rencontre aurait eu lieu et il n’aurait pas été prêt.
- Vous êtes sure ? Il l’aurait rencontré ?
- Oui, l’Adversaire était à la Commémoration.
- Comment le savez-vous ?
- Nous l’avons senti, Lui et moi , même si nous ne l’avons pas identifié. La Source aurait sentie Orphan immédiatement et tout serait fini avant d’avoir pu commencer.
- Chutt.
- Quoi ?
- Il a de la visite.
- On ne doit pas me voir avec vous. Sauvez vous, la porte dérobée »
Orphan entendit un grondement, comme si une partie de la pièce bougeait.
Puis la porte s’ouvrit, et il entendit un bruit de pas et des voix.
« ohh tu étais là on te cherchait
- Je me doutais que vous lui rendriez visite, j’ai pris de l’avance c’est tout.
- Comment va-t-il ?
- Comme d’habitude.
- C’est ce que je disais « A quoi ca sert de venir le voir ? il n’évolue pas »
- Arrête, c’est notre ami !
- Oui on peut l’abandonner comme ça. »
Léna, Naelle et Yorin sortirent de la chambre d’Orphan au bout d’une heure.
« Tu crois qu’il nous entend ?
- Je sais pas, mais c’est sur que ça lui fait du bien.
- On va manger un bout ?
- Direction la cuisine centrale »
Apres le repas, ils firent une pause dans les jardins de la Paix Intérieure et parlèrent des progrès des autres groupes de Rêveurs.
« C’est frustrant tout de même, comme nous ne sommes pas au complet, notre Compagnon ne se manifeste pas et nous progressons pas.
- Tu sais que le groupe de Rhia, le groupe du compagnon de l’Eau, arrive à lui faire indiquer la position de points d’eau ?
- Yelena et son groupe du Compagnon des Sciences n’arrive à rien pour le moment.
- Ce n’est pas vrai. Gao nous l’a expliqué. Ce compagnon est pure connaissance, et donc il ne peut rien faire de concert avant beaucoup de temps mais il sera très puissant.
- Jave, le groupe « Nature » arrive à faire germer des graines. Enfin elles ne tiennent pas le coup longtemps mais ca ne va pas tarder.
- Et nous, on ne voit meme pas notre Compagnon depuis tout ce temps.
- Courage…
- Enfin ce n’est pas le pire. Si au moins on savait ce qui s’est passé avec Orphan.
- Oui. Depuis le temps on devrait en avoir au moins une idée.
- Ca fait quoi … 5 lunes maintenant ?
- Oui 5 déjà.
12/04/2009Ou le Reveur² a enfin du temps pour lui et donc demain il mettra enfin en ligne la suite d'Orphan ( ok j'ai du temps et j'ai trouvé comment débloqué la situation lol)
Allez comme on dit ....
Paques au balcon, Paques au balcon ...
02/04/2009Où le Reveur² raconterien ....
Rien de nouveau sous le soleil.
Ma vie ne change pas, elle se détériore peu à peu.
Plus le temps de rien.
Courage ca va s'arranger.
Je vous rassure je vais bien, le moral est là enfin je ne suis ni triste ni malheureux.
Il me manque juste ce "je ne sais quoi", ce soupcon de tendresse, de complicité pour être heureux  |
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