31/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode XIL'épisode précédent
Les apprentis Rêveurs restèrent un moment silencieux, ne sachant par où commencer.
Orphan fixait le Compagnon et était pénétré par une étrange sensation. De la douceur, de la chaleur, l’impression d’être dans un cocon. Une sorte de bulle, flottant à la dérive. Il ressentait un appel. Il ignorait d’où il venait et en quoi il consistait mais il devait y répondre.
Brutalement il s’arracha à sa rêverie, et observa les autres groupes.
Celui de Yelena s’était éparpillé dans la Salle du Seuil. Un des garçons – Allas – passait en revue méthodiquement le mur orientée au nord. Son condisciple – Brahn – s’était précipité vers le mur sud et courrait d’un bout à l’autre de ce mur en détaillant les runes.
D’autres garçons et filles se joignirent à leur quête insensée.
Orphan se refusait à agir comme cela.
Calmement, lentement, en pesant tous ses gestes, il amena ses deux mains sur la table, les rassembla devant lui, puis avec un luxe de précaution, il prit à sa droit la main de Naelle et à sa gauche celle de Yorin. Il ferma les yeux et murmura à l’intention de ses 3 condisciples :
« Fermez les yeux, concentrez-vous sur l’image du Compagnon »
Mentalement, il visualisa le Compagnon. Ses lacets, ses boucles. Sa forme ronde. Il vit le cercle légèrement aplati à la base du Compagnon, le bras qui remontait en ondulant doucement, le trait en zigzag qui traversait le cercle en oblique, la couleur or éclatante.
« Laissez sa chaleur vous envahir, demandez lui son nom, faites le vide dans votre esprit »
Au moment où il disait ces mots, une clameur retentit dans la Salle.
Par pur réflexe, Orphan et ses compagnons ouvrirent leurs yeux.
Un groupe de Rêveurs était en effervescence. Orphan ne reconnut personne.
« On a trouvé , on a trouvé la rune ! »
Gao s’approchait d’eux : « Bien maintenant, notez sa position. En bas de la pierre où est gravée la rune, vous verrez 2 chiffres. Maintenant filez à la bibliothèque, et fouillez les Registres d’Askerionn. »
Orphan regarda les autres groupes, il pensait « Ce n’est pas la bonne méthode, il faut se concentrer ». Il ajouta à haute voix :
« Ne vous dispersez plus, Concentrez vous. Imaginez bien notre Compagnon, visualisez le. Laissez son image vous envahir »
Brusquement, ils sentirent un vrombissement les entourer A peine perceptible. Une légère palpitation de l’air.
« Restez concentrés. Focalisez-vous sur le nom, sur sa recherche »
Le vrombissement s’intensifiait. Doucement, il s’accompagna d’une lumière pastel.
Les yeux fermés, Orphan voyait danser l’image du Compagnon.
Une autre exclamation retentit dans la Salle.
« Concentrez vous, ne vous laissez pas distraire »
L’image flottait toujours devant ses yeux.
Un bruit de pas qui s’approchaient. « Ca y est, au bout d’une demi-heure de recherche, on a trouvé dans les Registres ! »
Orphan eut un choc de surprise. La bibliothèque était à 10 min de la Salle du Seuil. Les recherches étaient longues. Une demi-heure avait dit la voix. Cela faisait donc presque une heure qu’ils se concentraient ?
La voix de Gao : « Alors, Jave, quel est le nom de votre Compagnon ?
- Il s’agit de « Nature »
- Bien, Compagnon intéressant Puissant entre autres. Le pouvoir sur les végétaux, la croissance, la germination, le lien avec la Terre et l’Eau, la nourriture, la vie. Vous apprendrez beaucoup avec votre compagnon, jeunes gens. Soyez attentifs et avec lui vous ferez de grandes choses.
- Merci Gao »
« Orphan, ça ne marche pas. On devrait peut-être.
« Non, Léna. On continue. Restez concentrés. On va être les seuls à trouver de cette façon, vous allez voir. J’en suis sûr »
L’image du Compagnon dansait et vacillait comme une flamme. Le vrombissement et la lumière revinrent, plus ardents.
Autres cris, autres bruits de pas. Le temps s’écoulait rapidement.
D’autres noms furent trouvés. Orphan ne les entendit pas tous. Le groupe de Yelena avait hérité du Compagnon de la Science, les autres groupes se partageaient entre autres : le Feu, l’Emotion, les Arts, le Passé, l’Intuition, la Force, la Vitesse, …
Orphan, Léna, Naelle et Yorin se concentraient davantage. Le vrombissement devint une clameur. La lumière devint aveuglante.
Orphan se concentrait « Ton nom, Compagnon. Quel est ton nom ? Dis-nous ton nom »
Soudain, une voix retentit :
« C’est fini pour aujourd’hui les enfants. Allez manger et rendez vous cette après-midi devant la Salle du Seuil pour rencontrer le professeur Oneyr »
29/05/2008Où le Reveur² attend la fin de semaineJournée banale, la formation s'est bien passée, mon taff avance normalement.
Un peu de ménage en rentrant, et je me prépare à aller voir "Sex & the city" (enfin si M-A est dispo ce qui est pas gagné)
J'ai envie d'être en WE, je n'en peux plus ! Envie de larver un peu.
Voilà c'était le post inutile du jour ! 27/05/2008où le Reveur² n'aime pas les caillouxReveil à 5h.
Mal au bide.
Je vais aux WC (désolé pour les détails) et la douleur s'accentue...
Un peu de sang....
Non , pas aujourd'hui ! Pas LE jour ou je dois aller au taff.
Je ne trouve pas mon antidouleur, je me tords jusque vers 9h.
Je me dirige vers le taff, je serais obligé de descendre du métro 4 fois tellement l'envie d'aller aux toilettes est importantes.
J'arrive à m'esquiver en fin de matinée pour aller voir un doc'.
Un dernier séjour aux toilettes avant.
Sur le trajet :" tiens je n'ai plus mal" tant pis je vais voir le doc quand même....
Effectivement, j'ai evacué le calcul (et comme d'hab juste avant de voir le doc.)
Je renouvelle mon stock d'antidouleur au cas où et je fais les examens habituels par mesure de précaution.
Bref, tout ca a cause de l'angine, et oui médoc + angine = risque de deshydratation. Effectivement, ca n'a pas loupé ....
Je sens que je vais me coucher tres tot ce soir. Je n'ai plus mal nulle part mais je n'ai pas dormi ...
PS: Désolé pour les détails mais bon. 26/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode X L'épisode précédent
Ce matin-là, le réfectoire était rempli de bonne heure.. Lorsque Léna entra, elle jeta immédiatement et automatiquement un coup d’œil à la table du fond, dans le recoin gauche.
Comme elle s’y attendait, Orphan, Yorin et Naelle étaient attablés en train de dévorer leur petit-déjeuner. Elle ajusta sa longue robe noire cintrée, symbole de son appartenance à l’Ecole. Elle donna un coup de tête pour remettre ses cheveux en place, se redressa, plaqua son plus beau sourire sur son visage et la tête haute entreprit de traverser la salle.
Elle savait que tout le monde la regardait. Elle lisait leur interrogation dans leur visage. Certains faisaient semblant de ne pas la voir. Elle entendait le bruit des discussions. Mine de rien, elle les inspectait tous. L’un d’eux au moins connaissait son secret. Elle traversa la salle sur un souffle, un petit nuage, aérienne, avec une grâce qui paraissait innée mais qui était le fruit d’heures d’apprentissage.
Orphan regardait Léna. Il l’avait vu entrer dans la salle ainsi que son petit manège habituel, il admirait son attitude, sa grâce, sa prestance.
Elle s’assit à coté de lui .
« Vous avez réussi à dormir ?
- Non impossible.
- On a tous pensé à la même chose cette nuit ?
- Son nom ?
- Notre Compagnon. On va savoir son nom et ses pouvoirs ce matin. Je ne tiens plus. !
- Reste calme Yorin ! Ca sert à quoi de s’exciter comme ça ?
- Tu ne comprends pas ? J’ai passé la nuit à imaginer les noms et les pouvoirs associés à chaque Compagnons. Tout est possible ! Imagine ! tu vois les portes que ça ouvre ? Réfléchis !
- C’est bien ce que je te dis Yor’, ça ouvre trop de portes ! Reste calme, quelques minutes encore et on saura. »
Le reste du petit-déjeuner se déroula de la même façon . Quel serait le nom du Compagnon ? il pourrait faire quoi ? Qui aurait le Compagnon le plus intéressant ?
C’est plein d’enthousiasme et de précipitation que le quatuor se précipita vers la Salle Du Seuil.
Bizarrement, ils marquèrent une pause devant la Salle, une sorte de recueillement respectueux devant les mystères et les trésors enfermés là depuis toutes ces générations.
Naelle entra la première, suivi par Yorin et Léna. Orphan entra le dernier.
A l’instant où il pose son 2nd pied à l’intérieur de la salle, un point lumineux se matérialisa devant eux. D’abord minuscule, il grossit peu à peu jusqu'à atteindre la taille d’un poing.
Leur Compagnon était là. Eclatant, irradiant sa douce lumière vers eux.
Ils aperçurent Gao qui leur fit signe de s’asseoir.
« En attendant les derniers, observez votre Compagnon »
Ils s’exécutèrent sans se faire prier.
Au bout de quelques minutes, leur dernier groupe – celui de Yelena – prit place dans la salle et Gao leur donna leurs instructions :
« Bienvenue à tous pour cette 2ème leçon.
Avant toute chose, j’ai oublié de vous parler du fonctionnement des cours.
Toutes vos matinées vous les passerez ici, avec moi et vos Compagnons.
Vos après-midi vous les passerez avec différents professeurs. Cette après-midi vous rencontrerez le professeur Oneyr. Je lui laisse le soin de vous présenter sa matière lui-même.
Voila c’est dit. Maintenant revenons aux Compagnons.
Vous êtes tous impatients de deviner et de trouver son nom.
Alors voila comment faire . C’est simple : il faut chercher ! »
Il sourit, la salle retint son souffle. Il ne dit pas un mot de plus. Le silence devint pesant.
Une fille – Orphan pensait qu’elle s’appelait Oleda - leva la main.
« Oui ?
- On cherche quoi ?
- Je l’ai dit : le nom du Compagnon
- Oui mais comment ?
- Comment on cherche ? on fait des déductions, on retourne toute la pièce et au final on trouve..
- Nan je veux dire : on cherche où ? comment on trouve un nom ? Il est quelque part dans la pièce ? Il est écrit quelque part ? Le Compagnon ne peut pas nous aider ?
Gao sourit une nouvelle fois.
« C’est bien. Vous progressez Mademoiselle. Première leçon : Apprenez à poser les bonnes questions et à éviter les questions stupides. Formulez les bien.
Mademoiselle, je vais répondre donc à votre question :
Vous avez 2 moyens de trouver le nom de votre Compagnon :
La méthode la plus belle est de se concentrer par groupe et d’entrer en contact avec votre Compagnon et de lui demander son nom. Cela dit, il faut des années en moyenne pour arriver à établir un contact avec un Compagnon pour la 1ere fois. Et encore, les gens qui arrivent à établir un contact connaissent pour la plupart le nom du Compagnon et se concentre dessus.
L’autre méthode est simple et plus terre-à-terre : Observez la forme de votre compagnon, et trouvez sur le mur de la Salle du Seuil la rune qui y correspond. Oui, je sais c’est dur. Si vous choisissez cette méthode, il va falloir observer des dizaines de milliers de signes pour trouver le bon. Et après ça, ce n’est pas fini. Il vous faudra aller la Bibliothèque des Rêves, et parcourir les Registres d’Askerionn afin de trouver le symbole. Ces registres contiennent une description de tous les Compagnons qui sont apparus depuis la création de l’Ecole.
A vous de jouer maintenant »
Où le Reveur² prends le taureau par les cornesJ'ai enfin fini le support de cette formation.
Dur de résumer ce que j'ai appris en 5 ans pour une formation de 55 min. Surtout qu'il me faut partir de la base. (limite de "comment ouvrir le logiciel")
J'ai enfin dit ce qui devait être dit hier soir. Pas envie de me montrer cruel mais ça me soulage quand même et ça clôt pas mal de choses de manières définitives.
Démarrage d'un nouveau chantier dans quelques jours, du sang neuf. Je tourne en boucle au taff. Je piétine et fais du sur place. Enfin j'ai réussi à faire passer mon message et à remonter les bretelles de mon chef avant de partir et notamment sur la mauvaise gestion RH du projet ( va falloir qu'ils prennent des cours, je leur trouverais un prof', je dois avoir ça en magasin, j'en connais même un charmant )
L'épisode X d'Orphan est en route, et devrait voir le jour dans la soirée ( c'est con comme expression ....)
Bref, comme je l'ai dit y'a quelques jours ... je reprends ma vie en main et j'en suis heureux. 25/05/2008Ou le Reveur² finit son WEFatigué, HS, peu dormi.
Dans le train sur le retour, j'ai dormi comme un bébé.
Tête vidée.... Fatigue saine pour une fois, pas de la lassitude ce qui me change et rend le tout très agréable.
(ou alors c'est juste les séquelles de l'angine mais je crois pas)
Je dois toujours réparer ce placard mais je sens qu'une sieste s'impose....
Faut dire je crois que je n'oublierais jamais ce week end. 22/05/2008Où le Reveur² sent la fievre du samedi soir ;)
Ce matin, un peu dur le démarrage quand même, mais pas pris d'efferalgan et pas de fièvre.
Ma gorge est quasiment pas douloureuse. (enfin pas apte à tout pour le moment je pense quand même)
J'avais même la pêche ce matin.
Je sais pas, sans doute, les perspectives du moment.
Un bon WE à l'horizon, du changement dans le taff qui, en plus d'être bénéfique pour moi et ma carrière, s'avére des plus intéressants, des projets qui se concrétisent ....
J'ai tellement la pêche en fait, qu'en rentrant j'ai même rangé mon appart' ( ok pas à fond non plus) alors que c'est une chose que je fais en semaine que lorsque j'y suis contraint et forcé.
Faut dire .... Des verres sales partout (ben vi des médocs tout le temps ), des assiettes qui trainent, des fringues sales, des bouquins ,des miettes ... bref ca faisait plus que peur. (la maison de l'angoisse ? ouais je connais c'est chez moi)
21/05/2008où le Reveur² reçoit sa confirmationLe docteur a bien tout confirmé : j'ai une angine blanche (et non virale qui plus est).
Je suis monté à 40,3 °C, tu m'étonnes que je n'arrive pas à dormir. Je n'arrive plus à avaler quoi que ce soit. Enfin si. Mais bon il me faut dejà 5 min pour avaler ma salive donc c'est pas la joie.
En principe, je devrais aller mieux sous 48h (vivent les antibio!) Ce qui m'arrange parce que j'ai des projets pour ce WE et ça m'arrangerait d'être en forme..
Les Rêves d'Orphan se poursuivront sous peu (mais là pas en état désolé) et je vais surtout essayer de me faire quelques épisodes d'avance 20/05/2008Où le Reveur² tombemalade ...
Mal à la gorge, frissons malgré 3 aspégic 1000, coup de barre (et pas celui qui fait plaisir )
allez zou, hop sous la couette 19/05/2008Où le Reveur se reprendVie en main.
Moral en hausse.
Tête haute.
Pensées fraiches.
Sourire aux lèvres.
Mon arsenal est prêt pour demain. 17/05/2008Où le Reveur² s'interroge sur les arrivées sur son blogLes mots clés suivants ont servi à arriver sur mon blog. Certains me laissent perplexes.
- film x valérie damidot : qui peut vouloir chercher ça ? Faut être malade quand meme !
- photo de valerie damido en maillot de bain : encore elle ???
- championnat de lancer de bigorneau : ok sans commentaire
- dessine moi une peau de vache : idem
Où le Reveur² cherche la motivation pour aller faire les courses.
1/ Un pote débarque ce soir et j'ai rien à faire à bouffer
2/ Avec un peu de bol, dans mon supermarché, je pourrais me rincer l'oeil.
3/ La pluie va sans doute s'arreter un jour.
4/ Je suis pas à découvert malgré mon achat de 500 €
5/ Ca me sortira et me changera les idées (j'en ai bien besoin en ce moment)
6/ Y'a une librairie pas loin, j'irais voir si le dernier Sandman est sorti
7/ Ca me remettra du choc de découvrir que M6 rediffuse la petite maison dans la prairie à partir de lundi. (Sérieux y'a des gens qui regardent encore ca ?)
8/ Pas de 8
9/ Ca me permettra de passer à la poste (j'ai pas pu prolonger le suivi du courrier faute de piece d'identité a part le permis.)
10/ Je trouverais sans doute des idées pour la suite d'Orphan ( qui a pas l'air de plaire tant que ca, vu le peu de critiques )
16/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode IXL'épisode précédent
Orphan était allongé dans le Jardin de la Paix Intérieure. Le soleil filtrait à travers les verrières. L’herbe verte était drue, souple et accueillante. Depuis son arrivée, il l’avait toujours vue ainsi. Le jardin était toujours impeccablement entretenu. Les fragrances qu’il exhalait étaient sublimes et enivrantes. Il aimait se poser là pour réfléchir.
Il repensait sans cesse à la matinée qu’il venait de passer. Le spectacle féerique qu’il avait vu lui hantait encore la mémoire. Ces couleurs, ces lumières qui dansaient un magnifique ballet chorégraphié à la perfection. Les Scintillements. Rien que le nom lui laissait une saveur sucrée sur la langue. Il goûtait ce mot à chaque fois qu’il le prononçait. Cette majuscule qui était présente même à l’oral. Ce susurrement qui s’ensuivait et qui s’étirait qui semblait jaillir de toutes parts. Cette syllabe dure et sonore qui enchaînait et faisait le lien avec la fin du mot qui se disait dans un souffle. Le mot lui-même recelait une sorte de magie.
Il se délectait de ce mot , le murmurait pour l’approcher le faire sien. Parallèlement, il se repassait la matinée. La découverte des Lumières d’Askerionn, le premier pas de la Science des Rêveurs. Il disséquait chaque image, chaque mot de Gao.
« « Mes enfants, vous avez devant vous, les Lumières d’Askerionn, l’essence des Rêves.
Chacune à son rôle, sa force, sa puissance. Chacune à sa capacité, son histoire, son lien avec les autre, ses affinités, ses rejets. Certains sont très spécifiques, d’autres non. »
Il se représentait les Scintillements comme une sorte de toile d’araignée. Il fermait les yeux et il voyait cette structure s’imposer d’elle-même. Une toile blanche, cristalline, et sereine, s’étirant dans l’espace. Il voyait les Scintillements eux-mêmes comme chacun des nœuds de la toile , l’intersection de deux fils. Chaque nœud était relié à d’autres nœuds directement. D’autres, bien plus près, n'étaient pas reliés entre eux directement. C’était un peu comme dans un carré en fait. Un sommet était relié à ses 2 cotés adjacents mais pas à celui à l’autre bout de la diagonale bien qu’ils aient un lien.
Ca l’aidait de repenser à ça en termes de logique, de géométrie. La toile d’araignée, tous les nœuds espacés mais unis. Un lien entre eux. Chaque nœud étant la somme des nœuds auxquels il était relié. En divisant un nœud précis, on tombait sur les nœuds. En repliant des nœuds entre eux, on retombait sur un autre nœud.
« Encore à réfléchir, Orphan ? » fit une voix familière.
Il se retourna, et vit Yelena qui s’approchait.
« Je te dérange pas j’espère ? » continua-t-elle
« Bien sûr que non , tu le sais. J’aime bien ta compagnie et ta façon de voir les choses.
- Merci, murmura-t-elle en rosissant»
Orphan avait déjà remarqué qu’Yelena n’était pas habituée à être remarquée et encore moins complimentée. De nature discrète, elle était plutôt vaillante et efficace mais encline à suivre le mouvement du groupe où elle se trouvait par peur de sortir du lot. Plutôt jolie, brune, la peau assez mate, de grands yeux noirs, légèrement enrobée. Pas trop non plus mais pas fine comme Léna ou Naelle. Elle regardait des pieds à la tête, détaillant chaque élément.
« Tu pensais à ce matin, c’est ça ?
- oui.
- J’en reviens pas ! C’était ahurissant. Ces lumières ! J’ai toujours pas compris. Ce discours de Gao sur les liens entre les trucs, ces lumières qui flottent partout apparaissent et disparaissent. Et on va apprendre à faire ça ? Tu te rends compte ? On va devenir des magiciens ! On pourra faire apparaître des trucs comme Gao l’a fait ! Et pis …. »
Orphan ne l’écoutait plus. Son débit, sa voix, d’habitude si calme, s’étaient emballés, il n’arrivait pas à suivre tous les mots qu’elle débitait dans une litanie d’aigu.
Il avait relevé une phrase de Yelena « On va devenir des magiciens ». Oui bon c’est vrai. Y'avait un truc qui clochait là-dedans D’abord, personne hors de l’Ecole n’avait vu les Lumières d’Askerionn. Il se doutait que si tel était le cas, le monde entier serait au courant On l’aurait prévenu quand il avait annoncé qu’il allait à l’Ecole des Rêveurs. Les Rêveurs, justement. Pourquoi si le truc de Rêveurs c’était les Scintillements et les Lumières d’Askerionn on les appelait « Rêveur » ou « Maitre-Rêveurs » ? Et pas « Scintilleur », « Askerionnites » ou un truc du même acabit ? Pourquoi « Rêveurs » ? Quel était le rapport avec le Rêve ? Et surtout à quoi rimait une telle démonstration dès le 1er jour ?
« - …imagines devant le Quadrat ? La classe ! La gloire ! T’es pas d’accord ?
- A ta place, Yelena, je ne penserais pas à ça de suite. Il reste beaucoup de travail avant d’arriver à maîtriser tout ça. Et même ainsi je ne ferais pas de rêves de gloire. »
Sur ce Orphan se leva et alla rejoindre les autres au réfectoire.
Ou le Reveur² rêveHier j'ai un peu explosé mon budget ( achat de costumes pour le mariage de M-A) ...
Avec la chaleur impossible de m'endormir, et une fois endormi vers les 3h, je me suis mis à cauchemarder, un peu violent quand même .
Je me trouvais dans un lieu qui ressemblait à la Défense (sans être le Défense). Bizarrement, je voyais la moitié du temps comme si j'étais sur GoogleEarth en vue aérienne avec zoom avant et arrière. Déjà rien que la vue était perturbante.
Mais en plus ,je me rejouais "Bowling for Colombine" , je vidais des chargeurs sur tout ce qui passait à ma portée. Ca m'a semblé durer des heures. Je faisais en même temps partie des forces d'arrestation et j'élaborais des espèces de plans d'attaque qui avec du recul sont totalement incompréhensibles " on prend par le Sud comme ca on arrive par le Nord, et on contre-attaque par la marche de l'empereur".
Bref, je me suis réveillé vers 10h sur une salve de coup de feu ( qui correspondait aussi à une série de coup de marteau à l'étage supérieur)
Bref y'a des moments comme ça ......
15/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode VIII Pour lire l'épisode VII cliquez ici
De l’autre coté de la porte, ils virent une grande salle en pierre grise banale. Au milieu de la salle se tenait un groupe d’individu de son âge, les autres apprentis Rêveurs.
Au milieu du groupe se tenait un homme dans une robe blanche, barbu. La barbe était blanche également. Il tenait un livre ancien à la main, avait un gros pendentif formant un gros œil vert. Orphan eut l’impression que l’œil le fixait. Il se décala légèrement à gauche mal à l’aise, il lui sembla que l’œil étincela et continua à le fixer. Le vieil homme les aperçut et leur fit signe de venir.
« Léna, Orphan, Yorin et Naelle, c’est ça ? ». Il enchaîna alors que tous quatre acquiesçaient de la tête.
« Je suis le tuteur de cette promotion, je m’appelle Gao. Venez me voir dès que vous aurez une question quelque soit le sujet : que ça concerne les enseignements, le matériel, l’organisation, vos doutes. Ma porte est toujours ouverte » et il désigna une porte dans le coin de la grande salle. « N’oubliez pas» il fit un clin d’œil et se dirigea vers un nouveau groupe.
Orphan se mit à observait la salle plus en détails. Circulaire enfin disons semi-circulaire. Vaste. Elle contenait pour le moment une quarantaine d’enfants en son centre. Quelques sièges et quelques tables étaient disposés au hasard de la salle. 5 portes donnaient sur cette salle. Celle par laquelle il était passé, le bureau de Gao, une autre en face du bureau qui devait être le bureau d’un autre tuteur. Puis du coté opposé à ces 3 portes, 2 portes donnaient sur ce qui semblaient être des couloirs.
Orphan jeta un coup d’œil au sol. Des pierres grises banales. Il regarda mieux. Pas si banales en fait. En effet, chaque pierre portait au milieu de sa face exposée, un filigrane doré. Orphan examinait ces filigranes. Aucun ne semblait identique. Certains lui disait vaguement quelque chose, d’autres rien du tout. Et pourtant, il se sentait une affinité chacun de ces signes. Il regarda les murs et s’aperçut que les pierres des murs comportaient aussi des filigranes dorés. Ils luisaient. Comment avait il pu les manquer ? Il continua à les fixer. Ils étaient de plus en plus lumineux. Il constata également que la lumière baissait autour. Il sentit les gens se rassembler et se regrouper, angoissés par cette soudaine diminution. Il chercha les mains de Léna et Naelle sans même y réfléchir.
La voix de Gao retentit, forte et puissante dans la noirceur
« Restez calme les enfants. C’est normal. La cérémonie commence. Prenez place aux chaises où vous voulez, Asseyez vous dans le calme »
Les tables chaises étaient rassemblées par petits groupes de quatre ou cinq. Orphan se dirigea vers les plus proches sans lâcher les mains des filles. Les quatre amis s’assirent
Les lueurs des pierres se mirent à vaciller et à se balancer doucement comme si elles étaient sous l’effet du vent.
Gao se tenait au milieu de la pièce, dans un halo de lumière verte où se reflétait son pendentif.
« Lumières du Rêve Primordial,
Lanternes du Temps du Rêve et d’Uluru,
Venez à moi. »
Les lumières devinrent soudain plus fortes, se détachèrent du mur, et une multitude de petits points lumineux ayant chacun la forme de la rune gravée sur la pierre se dirigèrent vers Gao et l’entourèrent dans une sorte de danse. Chaque rune décrivait une trajectoire bien définie mais unique.
« Mes enfants, vous avez devant vous, les Lumières d’Askerionn, l’essence des Rêves.
Chacune à son rôle, sa force, sa puissance.
Chacune à sa capacité, son histoire, son lien avec les autre, ses affinités, ses rejets.
Certains sont très spécifiques, d’autres non. »
Orphan regardait partout autour de lui, il observait chaque lumière, chaque scintillement.
Gao continua son discours
« Apprendre à connaître chaque Scintillement comme on les appelle, est une partie importante de votre formation, vous familiariser avec chacun, sentir vos affinités.
Chacun de nous est lié à un et à un seul d’entre eux. Il vous faudra trouver seul avec lequel vous êtes lié, puis il vous faudra comprendre ses liens avec les autres. Quels Scintillements influencent le votre, lesquels sont influencés et utilisables avec le vôtre.
Et après seulement après, quand vous serez sûrs de vous, entraînés, confiants, responsables vous pourrez l’appeler »
Orphan regardait les autres enfants abasourdis comme lui. Apprendre à contrôler un truc comme ça ? Son esprit dérivait, il imaginait pleins de choses, les perspectives que ça ouvrait.
Gao enchaîna :
« Mais avant tout ça, je vais vous faire un cadeau.
Un cadeau qui va vous suivre longtemps »
Il ferma les yeux.
« Ô Lumières d’Askerionn,
Guides de nos générations.
Je demande votre aide encore une fois
Pour guider la génération suivante.
Allez à eux »
Rien. Les Scintillements continuèrent à tourner. Soudain, ils s’éparpillèrent dans toute la pièce et papillonnèrent dans toutes les directions. Puis des attroupements se firent autour des tables, puis les Lumières d’Askerionn disparurent progressivement. Un scintillement par ci par, un groupe par là, deux scintillements qui se rentrent dedans pour n’en former qu’un seul puis qui finit par s’éteindre. Tout se passait dans une certaine fluidité, comme une pluie qui s’arrête. Il est impossible de savoir quand elle s’est arrêté pour de vrai. C’était la même chose là.
Finalement, il ne restait qu’un seul Scintillement par table.
« Les enfants, je vous présente votre Compagnon, c’est lui qui va vous guider et vous faire découvrir son fonctionnement, vos affinités avec ses frères et sœurs. Il vous attendra tous les matins ici, et vous l’étudierait.
Attention, il y’a quelques règles à savoir :
Première règle : Votre Compagnon ne se manifestera que si tous vos co-Rêveurs sont dans cette partie de l’Ecole, c'est-à-dire si vous avez passé le Seuil Si vous repassez le seuil, il disparaîtra aussitôt. Vous devez tous être là. Si l’un de vous manque à l’appel, les autres ne progresseront pas.
Une parenthèse en passant , si vous n’êtes pas à la table avec vos co-Rêveurs habituels, dites bonjour à vos nouveaux co-Rêveurs. On changera vos chambres en fonction.
Deuxième règle : Ne touchez jamais votre Compagnon sans sa permission. S’il devait vous toucher, il le fera tout seul. Ne l’immobilisez jamais, pas de cage, de boîte ou autres.
Troisième règle : Ne touchez jamais le Compagnon d’un autre groupe quoiqu’il arrive ! Même s’il s’approche de vous, ça le détruirait. Un Compagnon est accordé à un groupe Ce n’est pas un hasard si c’est celui-là qui est devant vous. Ce n’est sans doute pas votre Scintillement définitif mais c’est celui qui permettra à votre groupe de connaître le plus grand nombre de choses sur les Scintillements de l’ensemble du groupe.
Soyez attentif avec vos compagnons, choyez les , apprenez à reconnaître leur besoin ,leur humeur. Soyez attentif aussi à votre groupe. Pendant les prochaines années vous progresserez tous ensemble. Votre compagnon sera de lui-même au niveau du groupe. Pour progresser individuellement, il faudra que tout le groupe progresse, ne l’oubliez jamais.
A partir de maintenant vous formez, une chaîne. Et une chaîne est aussi solide que le plus faible de ses maillons. Renforcez et soutenez les maillons les plus faibles et vous progresserez d’autant plus vite, est ce que clair ? » Gao lança un regard circulaire à chacun des enfants.
« Et maintenant, c’est l’heure de manger ! » Il tapa dans les mains, un Scintillement apparut auprès de lui. Il le fixa une seconde, fit un geste rapide avec les doigts et 3 autres Scintillements apparurent, décrivirent un ballet en forme de spirale devant Gao. Leur rythme s’accentua. Une lumière bleuâtre apparut et disparut aussitôt. Sur chaque table devant les enfants, se trouvaient désormais des victuailles : une marmite de soupe fumante, de la viande blanche, et légumes. Devant Gao, se dressait une table immense soutenant une montagne de desserts : crèmes, flans, pâtisseries, friandises en quantité gigantesque. Chaque dessert était décliné dans une dizaine de couleurs différentes correspondant chacune à un parfum somptueux. Il y avait l’ocre de la cannelle de Lacenie, le vert de la gredille sucrée, le rouge typique de la manda vanillé, il y avait même des parfums qu’Orphan ne parvenait pas à identifier.
« Bon appétit les enfants et profitez de votre après-midi.
Demain sera la 1ere vraie leçon : découvrir le nom de votre compagnon. »
14/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode VIIPour lire l'épisode VI
Avec du recul, Orphan ne se souvenait plus des détails de son arrivée à l’Ecole.
Il se souvenait qu’Orwyg l’avait traîné à travers toute la ville, alors qu’il brûlait et grelottait. Il savait que ça allait passer, il était juste sous le choc, fatigué.
Il souvenait des ruelles sombres, des tours et détours , des odeurs fortes, d’abord celles de la crasse et des égouts, puis leur disparition et l’apparition de celles de fruits et des épices. Plus tard, quand il fit ses premières balades dans Virag, il reconnut ses odeurs dans le quartier des Epices – le bien nommé ! Le quartier commerçant de Virag où arrivaient toutes les marchandises du monde connu : les épices pourpres du marché de Kairos à l’autre bout du monde, l’eau miraculeuse des Chutes Anadines, les vins sulfureux du Territoire Zole, les viandes goutues du fin fond de l’Exolie. Il adorait se poster sur les quais et regarder les navires aux formes étranges s’approcher doucement à travers le port, il essayait de deviner leur provenance et leurs coutumes. Il se promit d’y retourner bientôt.
Pour l’instant, il était allongé dans sa chambre, sur son lit et il contemplait le plafond et il repensait à son arrivée, il y a déjà 6 mois maintenant.
Il revit Orwyg frappant à la porte de l’Ecole en pleine nuit .Le regard de cette femme en ouvrant la porte. Il se souvenait des paroles et de l’échange avec Orwyg :
« Bonjour, Je suis Loelle, la gardienne, concierge de l’Ecole des Rêveurs. Que puis-je faire pour vous en cette heure si tardive?
- euh bonjour, je m’appelle Orwyg, j’ai trouvé ce garçon errant dans les rues, il marmonnait des choses à propos de l’Ecole et comme il n’a pas l’air d’avoir où aller, j’ai décidé de l’amener ici.
- Ce visage ne me dit rien et Loelle connaît tous les élèves ici, tu peux lui faire confiance petit ! »
Elle se tourna vers Orphan, toujours appuyé sur Orwyg.
« Non, ça me dit rien, tu t’appelles comment ?
- Orphan, Yannis … venu me chercher … Perdu
- Yannis ??? Ce bon à rien ? Oui c’est vrai, Monsieur m’a dit que Yannis allait chercher un nouvel élève, mais Yannis n’est pas encore revenu.
Loelle l’avait fait rentrer, et l’avait fait asseoir sur un banc dans l’entrée.
A partir de là sa vision se brouillait, il s’était endormi pour se trouver réveiller dans le même lit que maintenant. Et sa vie à l’Ecole avait commencé, d’abord par le défilé de gens dans sa chambre.
Il avait rapidement constaté qu’il y’avait 3 autres lits dans la chambre, soit un total de 4 , superposés de manière à former 2 ensembles de 2 lits.
Au vu des détails, il pensait que les 3 autres lits étaient déjà attribués. Ils semblaient tous avoir accueilli quelqu’un pendant la nuit.
Soudain, il entendit la porte s’ouvrir.
2 filles et 1 garçon entrèrent.
« Tiens le dormeur s’est réveillé. Enchanté de te voir enfin. Je me présente Yorin, ravi de te voir, ça fait doubler la population masculine de la chambre, je me sentais en minorité.
- Enchanté moi c’est…
- Orphan on sait. Moi c’est Léna et elle c’est Naelle. Nous sommes tes co-Rêveurs comme on dit.
- Mes quoi ?
- Tes copains de chambre si tu préfères. Allez grouille, tu vas rater ton 1er cours si tu continues. »
Il apprit par la suite qu’il avait été déposé là par Loelle après avoir été identifié par Monsieur, comme l’on appelait le Directeur de l’Ecole. La seule question d’ailleurs qui taraudait les élèves, était de savoir s’il avait vu Monsieur. Personne, aucun élève ne l’avait jamais rencontré et personne ne savait à quoi il ressemblait. Il alimentait la plupart des rumeurs de l’Ecole. Chacun l’imaginant à sa sauce. On disait qu’il était à moitié Sige et que c’est pour ça qu’il ne se montrait pas, on disait aussi qu’il était un membre éminent du Quadrat et qu’il voulait ne pas être reconnu. Toutes les hypothèses les plus absurdes étaient émises. Malheureusement, à chaque fois il les avait déçus en leur expliquant qu’il était endormi pendant sa rencontre et qu’il n’avait absolument pas vu le visage de Monsieur.
Sortant de sa rêverie, il se leva, rangea ses affaires. C’était bien le moment de penser au passé. Il allait attaquer son 1er cours de Rêves ce matin. En effet, il était traditionnel à l’Ecole de passer les 1er mois de la formation à un sorte de remise à niveau. Les Rêveurs étaient rares, et n’étaient pas tous formés aux Sciences Primaires telles que l’écriture, la lecture, le calcul. Ses Sciences semblaient être primordiales pour les Rêveurs même s’il ne voyait pas en quoi pour le moment. D’ailleurs personne ne savait en quoi. Personne ne savait ce qu’était un Rêveur. Tout le monde savait que le Quadrat y faisait appel de même que la noblesse étrangère mais c’est tout ce que l’on savait. Ce secret n’était destiné qu’aux initiés. Il savait qu’il lui serait révélé au compte-goutte au fur et à mesure des formations, des cours, et qu’il devrait le comprendre en partie par lui-même.
Il sortait de la chambre quand il croisa la blonde Léna aux yeux d’or azur en compagnie de Naelle et Yorin. Fine et élancée, Léna était une élève douée dans les révisions mais elle détestait travailler en général. Il faut dire : elle jouissait d’une capacité quasiment hors du commun. Tout ce qu’elle voyait faire, elle le retenait immédiatement et le reproduisait à l’identique à volonté au bout de 2 ou 3 tentatives. Plus que ça même elle maîtrisait totalement la technique : pour les calculs compliqués à partir du moment on faisait une résolution devant elle, elle faisait toutes les autres en un temps record. Dans la Salle du Corps, lors des entraînements physiques, il lui suffisait de voir un enchaînement pour le répéter même si les acrobaties qu’il contenait lui étaient inconnues. D’un certain coté il la jalousait, elle avait des facilités en tout ce qui faisait rager Naelle.
Bien qu’ayant presque la même corpulence (mais un zeste plus petite), Naelle était aussi brune que Léna était blonde. Elle était elle une élève moyenne ni bonne, ni mauvaise, une élève sans histoire mais consciencieuse et assidue. Pour arriver à ces résultats moyens, elle devait travailler des heures tous les soirs sans relâche.
Yorin, le 3ieme de ses co-Rêveurs, était un cancre brillant. Il n’ouvrait aucun livre, ne travaillait jamais et arrivait à se maintenir tant bien que mal au niveau suffisant pour contenter les professeurs. Cheveux courts, costaud pour leur age, Yorin était plutôt beau garçon, des traits durs, des yeux où brûlait une malice infinie.
Orphan s’était bien entendu dés le départ avec Yorin, d’un naturel plutôt expansif et joyeux. Pour les filles il avait mis un peu plus de temps avant de les comprendre et de les accepter, surtout par le fait qu’elles partageaient la même chambre que des garçons bien qu’il eut appris que ce fut le cas partout dans l’Ecole.
Maintenant, ils formaient une bonne bande d’inséparables.
« Encore du temps à sortir du lit ? tu as toujours pas pris le rythme ? Dépêche toi Orphan tu vas être en retard ! On t’attend »
Il regarda Léna qui venait de lui asséner sa tirade rituelle ( qu’il fut le premier levé ou le dernier d’ailleurs ).
Puis ils prirent tous ensemble le chemin du Seuil. Là où avait lieu le premier Enseignement des Rêveurs. Ils parcoururent les couloirs familiers, traversèrent le Jardin de la Paix Intérieure et se laissèrent un peu apaiser par l’ambiance de ce jardin merveilleux, puis ils reprirent les couloirs montèrent les différents étages, et s’arrêtèrent devant la porte. LA porte. Celle qui marquait la fin des révisions et le début de la formation. Instinctivement, Orphan donna la main à Léna et l’autre à Naelle. Yorin de son coté donna sa main à Léna aussi. Les 4 amis étaient tendus malgré leur passage dans le Jardin. C’était la fin de la partie facile. A partir de maintenant, tout allait être inconnu et différent. Ils regardèrent longuement la porte monumentale qui marquait le début de leur nouvelle vie. La nouvelle étape. Une partie du voile des Rêveurs allait tomber.
Ils regardèrent tous dans les yeux et sur un signe indiscernable, ils franchirent la porte
12/05/2008Les Rêves d'Orphan - Episode VI
Orphan était devant la porte. Orwyg venait de rentrer. La voix retentissait encore et encore « Entre Orphan, viens me voir, nous devons parler , j’ai des choses à te dire, viens. Aie confiance »
Son cœur se serrait. Il bondissait dans sa poitrine. Des frissons glacés le parcouraient. Sans raison. Juste son instinct.
Il ferma les yeux, aspira l’air profondément, expira lentement, et s’élança dans la maison d’un pas décidé. L’intérieur était sombre,sale et poussiéreux. Une vielle femme était assise sur la seule chaise de la pièce.
« Approche Orphan approche »
Orphan hésita longuement, gêné, mal à l’aise. Orwyg se tenait à coté de la femme, une main sur son épaule.
« Mon petit fils t’a donc trouvé finalement. Je n’étais pas sûre que tu serais là cette nuit. Les signes étaient là mais avec les signes on ne sait jamais
- Vous saviez que je serais perdu cette nuit ? Qui êtes-vous ? D’où me connaissez-vous ?
- Je le savais sans le savoir, je m’en doutais juste je te l’ai dit, les signes étaient là mais ils sont si durs à comprendre. Qui je suis ? Je suis la Gardienne des Traditions du Peuple Perdu
- Le Peuple Perdu ? C’est une légende ! Personne n’y croit. C’est un mythe Franchement, qui croirait qu’une partie de l’Ancien Peuple ait survécu ?
- Et pourtant la légende est vraie, mais elle est beaucoup plus complexe que tu peux te l’imaginer. Il y’a eu des survivants de l’Ancien Peuple. Leur héritage s’est perpétué. Leur recherche aussi mais tout cela touche à sa fin, très bientôt très bientôt. Je suis l’unique descendante du Peuple Perdu et même si je transmets mes connaissances à Orwyg tout cela sera bientôt totalement inutile. Grâce à toi.
- Hein Quoi ? Grâce à moi ? Quoi ?
- N’épuise pas ton jeune esprit pour le moment. Accepte. Je devais te voir ce soir afin de juger si tu étais celui que nous attendions depuis si longtemps. Ferme les yeux ouvre toi à moi. »
Ce faisant, elle prit les mains d’Orphan, une dans chaque main, le fixa.
Lentement, Orphan se détendit. Il sentit dans une premier temps une onde de chaleur le parcourir doucement, une espace de vague chaude et chatoyante qui vibrait comme une sorte de marée, par vagues successives. La puissance de chaque vague était très légèrement supérieure à la précédente, presque de la même force, la différence entre deux vagues consécutive était presque indiscernable. Peu à peu, il sentit une sorte de frisson qui se mit à accompagner chacune de ces vagues. Plus la vague était chaude, plus le frisson était frais. L’intensité montait toujours. Il avait maintenant l’impression d’affronter une petite flamme à chaque vague.
Il se concentra sur le rythme de sa respiration, celui de son cœur, et celui des mains qu’il tenait. L’intensité montait encore, la flamme ressemblait maintenant à un beau feu de cheminée. Les frissons glacés ressemblaient à l’eau d’un torrent.
Des souvenirs de son enfance défilaient devant ses yeux, ses premiers pas, ses leçons de méditation avec Père, les joies à chaque fois qu’il recevait un petit compliment de sa part,ses colères lors qu’il l’avait déçu, les coups pour le punir de ne pas arriver à se concentrer.
La flamme était maintenant semblable au grand feu allumé lors des fêtes du Solstice. Le torrent des frissons se déchaînait davantage.
Les souvenirs affluèrent encore les déceptions et les joies. Puis des souvenirs inconnus, des gens qui courent pour s’enfuir, des morts,la guerre, Orphan à une tribune et martelant des discours qu’il n’entendait pas.
La flamme était maintenant un grand feu de forêt qui s’étalait dans tous les sens.
Orphan tomba à genoux, serrant davantage les mains de la Gardienne, le souffle coupé.
Soudain elle lui lâcha les mains.
« Arrête ! »
Le contact se rompit, les vagues cessèrent, Orphan était au milieu de la pièce à moitié étendu sur le sol, le souffle court.
« De l’eau, de l’eau » murmurait-il
Orwyg lui tendit la gourde qui traînait sur la table. Il l’approcha de la bouche d’Orphan. D’un geste vif, celui-ci la lui arracha des mains et s’aspergea le visage.
« Je brûlais, cette chaleur ce feu » …
LA gardienne se recroquevillait sur son siège « Ce potentiel, cette force…. Incroyable. ILS l’avaient dit mais pourtant ILS se sont…. »
Elle regardait Orphan tout en s’adressant à son petit-fils « Raccompagne le vite à l’Ecole de Rêveurs. Dépêche toi, j’ai une autre course pour toi après »
Orwyg prit Orphan par l’épaule et le porta à travers la nuit.
La Gardienne des Traditions s’approcha alors de son petit écritoire, se saisit d’un papier et d’une plume et entreprit d’écrire une lettre :
"Cher ami,
Je viens de LE rencontrer, il ressemble beaucoup à ce à quoi nous nous attendions. Mais les visions provoquées par son contact indiquent qu’il est encore plus dangereux que nous le pensions. Il a encore la possibilité de choisir, il n’est pas guidé, il est totalement libre. Il convient de s’en occuper mais je dois cependant vous mettre en garde, il semble encore plus puissant que ne les Textes ne le laissent imaginer, c’est pourquoi il convient de …."
Ou le Reveur se prend un shoot de gaitéJ'ai fait récemment un achat, simple banal, que je voulais faire depuis longtemps ....
L'album de Zoé Avril ( dont j'avais parlé ici fouillez un peu :p )
Bref, que cet album fait du bien ... Tres guitare pop, textes doux et poétiques, en même temps tres simple et humains, réels....
Du baume au coeur toute la journée ... Et Dieu sait que j'en ai besoin en ce moment!
Je sors je cours je voie pleins de gens (et pas forcément ceux auxquels je m'attendais le plus )
(Bon ok, y'a personne alors que je suis en train de remonter cette putain de porte qui fait chier et que je me bloque presque le dos mais bon, nul n'est parfait ...sauf ... ah ben non lui non plus en fait ) 10/05/2008Quizz cultureTiens un petit culture (avec une ou 2 questions BD et pas un quizz entierment BD)
comme d'hab, l'usage du cerveau est autorisé par celui du net (à part pour poster la réponse hein bien sur ) ni de dictionnaire ou autre ....
1/ Qu'est ce que la théorie de Gaia ?
2/ Pour quels travaux Albert Einstein a-t-il eu le prix Nobel de physique ?
3/ Quelle est la raison "connue" pour laquelle il n'y a pas de Nobel de mathématiques ?
4/ Pourquoi cette raison est-elle totalement fausse ?
5/ qui a chanté le générique de Pacman ?
6/ Pourquoi y'a t il point sur la lettre "i" ?
7/Pourquoi les insectes sont-ils attirés par la lumière ?
8 / c'est quoi le kopi luwak ? et quelle est sa particularité ?
9/ Comment est renommée la rue du quartier de Park row où les parents Wayne (Batman) sont assassinés?
10 / Citer 5 cross-overs Marvel Où le reveur² raconte ses journées Hier, je devais voir Mary-Ann le matin ....
Suite à de nombreux aléas administratifs , on ne s'est vu que l'aprem...
Objectif : acheter ses chaussures pour son mariage.
Objectif secondaire : acheter des timbres "jolis" pour les faire parts ....
A la poste :
"- Z'avez quoi comme timbres sympas pour un mariage ?
- ben j'ai la commémoration de la greffe du coeur ou alors un joli mammouth .."
Je ne sais pas pourquoi M-A a fait la gueule ... je me demande ....
Puis apres divers essayage (et la degustation d'un glace bounty/amaretto/cannelle rue Montorgueil) je pars rejoindre un GAien pour prendre un verre. Il a croisé par hasard des vieilles connaissances, ce qui du coup nous a un peu empecher de parler mais bon l'apres-midi fut tellement drôle ( j'adore cet espece de cynisme chez ses amis , on aurait dit Daria par moment )
Apres , retour chez M-A , pour aller prendre un verre chez des amis (plus des amis à M-A que les miens mais les rapports sont bons ).
Je ne connaissais pas leur appart (tout neuf) : une jolie terrasse, de l'air frais, de l'alcool à foison, l'apéro sous le porche ... le rêve .
Aujourd'hui ... glandouille ... jeux vidéo, quelques courses, un brin de ménage.... le pied ...
05/05/2008Où le Reveur² se dit qu'il n'y a plus de Jeunesse !C'est marrant ça. J'ai réalisé ce matin qu'une page s'est tournée. Je ne parle pas de ma vie sentimentale ( bien que là aussi la page se soit tournée ) je parle de mon enfance.
La mort de Lucien Jeunesse m'a fait prendre conscience de beaucoup de choses et notamment que je suis définitivement adulte. Fini le temps où accoudé à la table de la cuisine, je regardais mon père - ou souvenirs plus lointains et plus rares - ma mère, en train de préparer le repas quotidien, en écoutant les questions de ce jeu. Les " A demain si vous le voulez bien".
Ces petits moments là, simples et tendres, ce petit partage d'intimité avec ma famille, ces petits moments de supériorité quand on me demandait de mettre la main à la pâte , d'assaisonner un plat, de remuer une sauce, de surveiller une cuisson...
Bref, tout ca pour dire que j'ai perdu petit à petit cette insouciance d'enfant pour vivre le quotidien d'un adulte (rêveur et utopiste certes mais adulte quand même) .
Ce quotidien, différent, important, plein de petits tracas tellement inutiles et pourtant si précieux.
Des fois, je me dis que j'aimerais être à nouveau un enfant insouciant et je reviens sur terre, l'horreur de l'enfance, les affres de l'adolescence, ne pas avoir le choix...
Merci à toi Lucien.
Merci pour cette chaleur dans des rendez-vous quotidiens.
Merci pour ces petits moments d'enfance que tu me rappelles.
A bientôt.
"Au paradis, si le cœur vous en dit " 04/05/2008A trop se bruler les ailes,
tout finit à la poubelle.  |
| |