J'écoute : Mika, les Bombes2Bal, Agnes Bihl , Benjamin Biolay
Je regarde : les gens heureux et je me demande comment ils font même si je m'en rapproche de plus en plus
Je lis : La roue du temps, le cycle d'Ambre, et plein d'autres choses
Je joue : aux Sims, au boggle
Je mange : de mieux en mieux mais c'est pas encore ça
Je bois : beaucoup trop mais pas assez pour oublier, vraiment, vraiment pas
Je cite : des chanteurs , des gens que j'aime, et d'autres que j'aime pas pour ne pas les oublier
Je pense : que je reprends ma vie en main et que c'est dur, mais c'est sur la bonne voie.Merci toi.
Je rêve : de vivre pleinement
(mis à jour lundi 26 mai 2008 à 21:59)

29/05/2007

29/05/07 - 22:23

Les chroniques d'Anna. Episode XIV


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Chronique du 10 janvier ( encore !)
Salut,

Chaque jour qui passe me réserve son lot de surprises et de perplexité.
Aujourd’hui, sachant que je passerais l’après-midi en ville, enfin pas moi, l’autre, j’ai pris le parti de pas rester trop en ville justement. Je suis partie me balader un peu. Histoire aussi de changer d’air, de voir de nouvelles choses, de tout mettre en perspective, de comprendre plus.
Parce que là c’est total le flou.

Je résume donc mes événements de ce dernier jour.

Une vieille dans une boutique me parle et connaît mon prénom, je vais la voir plusieurs fois et je récupère même un médaillon. La dessus, je commence à avoir des prémonitions, je devine les conversations de mes proches, les vêtements , les questions de mes exams. Puis retournant une nouvelle fois voir la petite vieille, elle me tend mon journal intime. Puis elle dit un truc, un grand flash lumineux, et vlan me voilà le matin dans une rue, la tête dans le pâté.
Bon déjà là c’est bizarre … mais le plus bizarre arrive encore.
Je vais au bahut et je me vois à la porte d’entrée en train de discuter avec la pionne.
Je retourne à la boutique. Et quand je lui demande son nom (à la vieille pas à la boutique), elle me ressort tous les noms entre lesquels j’ai hésité pour le journal.

Donc bon je m’attendais à tout en partant me mettre au vert mais là bon.
J’ai pris mon barda et j’ai traversé la ville. Direction le bus et la sortie de la ville. Un petit coin de verdure dans lequel je traîne souvent. Bon ok, on est en janvier donc la verdure c’est pas top.
Une fois arrivée, je m’installe sur un banc. On est dans la forêt qui longe l’autoroute, je vois les gens qui se pressent pour partir en week-end.
Je flâne un peu dans les bois, étrangement triste. Tout à coup je vois un animal détaler devant moi. Un écureuil sans doute. En même temps pour la saison, j’y crois pas trop. Bref, c’est pas le sujet. Le truc détale devant moi, traverse l’espèce de terrain vague et se dirige droit vers l’autoroute. Il la traverse. Une voiture le voit et fait un écart. Le chauffeur a embouti le muret central. Les gens autour s’arrêtent. Je m’approche pour apporter mon aide.
J’entends une voix qui panique.
Je reconnais cette voix. Isabelle. Je fais demi tour et me replanque dans la forêt.
Bon sang, c’est vrai ! L’accident sur l’autoroute. Le retard d’Isabelle !!
Je suis perdue. C’est moi qui en suis à l’origine ?

29/05/07 - 21:15

De l'importance des gars sympas

N'ayant plus de carte de crédit ( pour cause de piratage et d'opposition) , je pars ce matin avec le vague espoir de passer à ma banque et de retirer des sousous pour ma popoche.

Je checke mes affaires , chéquier, Carte d'identité. Ok tout est là....
J'arrive à la banque.
Plus de carte d'identité.

Merde, la galére ... Aller/Retour chez moi , rien...
Ca fait 1h que je cherche je pars au taff.

Je flippe toute la journée. Plus de carte d'identité, pas de cartes bleus ... J'ai 7 € sur moi . Putain.

Je rentre chez moi , je flippe ...
J'ouvre ma boite aux lettes avec un vague espoir de retrouver ma carte...
Rien

Je croise un voisin
" Vous avez pas perdu votre carte ?
- Si
- Un commerçant est passé et vous cherchait pour la rendre."
J'ai filé en 4ieme vitesse pour la recupérer ...

Merci .. Ca existe encore des gars serviables ?

27/05/2007

27/05/07 - 17:36

Moi...

En parcourant le jdi, j'ai vu ce site et j'ai testé ..





"you're a dreamer"

27/05/07 - 14:29

Les Chroniques d'Anna, Episode XIII


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Chronique du 9 janvier (again & again)
Salut toi.

Je n’arrête pas de réfléchir. Je repense sans cesse à ma visite d’hier à la boutique. Ce qu’elle m’a dit « Tu comprends rien alors ? Choisis le nom que tu veux, ça n’a aucune importance. Pour l’instant, je suis ce que tu imagines, qui tu imagines, ça fait partie du jeu. Ca a toujours été comme ça. »
« Pour l’instant, je suis ce que tu imagines, qui tu imagines, ça fait partie du jeu » Ca veut dire quoi ? C’est un jeu ? un jeu sur quoi ? Pour quoi ? qui joue ?
Et pourquoi « pour l’instant » . Ca va changer ? Quand ? Comment ?
Plus j’y repense, plus j’ai eu l’impression que c’était Toi. Absurde, elle serait un journal ?
C’est n’importe quoi. Genre « je suis un journal et j’ai pris vie. Youpi » Et puis quoi encore ? Son meilleur ami c’était une marionnette qui a le nez qui s’allonge quand il ment ?

Vers 10h, j’ai fait un tour au « Syyphon ». Je suis entrée, me suis commandée un café. Faut que je fasse gaffe je vais bientôt plus avoir d’argent d’ailleurs, faut que je trouve une solution. Enfin j’ai toujours mon chéquier et ma carte mais bon, faut pas que je tire trop sur la corde

Il était là. Le serveur. Le mec mignon. Celui qui rentrait de L-A. Celui que j’ai vu demain enfin l’autre demain. Il passait son entretien d’embauche.
J’ai vu le patron juste après l’entretien.
« Alors vous allez le prendre ?
- qui ?
- Le serveur.
- J’hésite, il a l’air motivé mais je ne sais pas
- Prenez-le, il fera un bon serveur.
- Qu’est ce qui vous fait dire ça ?
- J’ai des intuitions comme ça, des choses que je sais. Faites-moi confiance. Pour la peine, si vous le prenez, je reviens demain avec des copines
- Ok je le prends à l’essai. A demain, alors ?
- A demain. Au fait, apprenez lui a faire un BBM, ça lui servira»

A ce moment, j’ai remarqué qui se trouvait à la table d’à coté.
Foller. La prof de maths. Je l’ai vue en train de corriger des copies. Seule à une table du bar. Elle mâchouillait négligemment un stylo. Elle potassait des cours, des bouquins. En regardant mieux, j’ai compris qu’elle ne corrigeait pas de copies. Elle les écrivait. Enfin des cours plutôt. Elle devait préparer ses cours.
« Bonjour Anna
- bonjour M’me.
- Tu n’es pas en cours ce matin ?
- Euh si si , j’avais un trou dans mon emploi du temps j’ai donc du temps pour café.
- D’accord. C’est pour ça. Et personne ne t’a accompagné ?
- Non, les filles sont en cours là. Une option en fait
- Je t’abandonne 2min, excuse moi»

Elle a posé ses affaires et s’est dirigée vers les toilettes. C’est à ce moment que j’ai percuté.
Le cours avec elle est à 11h, le vendredi. Sur la table, ce qu’elle préparait, c’était le petit QCM rapide de début de cours. Elle m’a laissée seule avec. C’est pour ça qu’elle pensait que j’avais triché. J’ai filé en 4ieme vitesse. Déjà, la trouille qu’elle percute au cours d’après, et qu’elle remarque que j’ai pas les mêmes fringues et que j’avais cours.

Enfin ca n’explique toujours pas comment je connaissais les questions. Putain j’en ai marre j’y comprends rien.

25/05/2007

25/05/07 - 23:25

Pas sommeil

J'ai pas sommeil. Fatigué, mais pas envie de dormir. Mes yeux brulent.
Je parcours certains blogs....
Je remarque dans un premier temps cette image ( c'est pas la 1ere fois d'ailleurs ) et je la kiffe à mort.


Dis Mr Speeds, tu m'en veux si je te fauche ton image de marque ?

Je lis des blogs un peu partout.
Et je sais pas pourquoi ca me remue. Certaines vies me remuent, m'émeuvent, me font rire, me font pleurer, m'attristent, me font rever. Rever, c'est marrant, le nombre de fois ou ce mot "rever" apparait sur ce blog. Ces gens je les aime, je les hais, je les jalouse...
J'ai l'impression de vivre aux travers d'autres, et pourtant Dieu sait que ma vie est belle en ce moment.

25/05/07 - 21:49

D'hier en demain.

La semaine est finie.
C'est le WE.
Peu dormi cette semaine pour diverses raisons: pot de départ, mon père a l'hopital (enfin il est sorti et ca va miex), travail épuisant.

Envie de dormir des jours ...

Allez je tente de mettre la suite des chroniques .... Enfin je verrais ...

22/05/2007

22/05/07 - 00:47

Les chroniques d'Anna. Episode XII



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Chronique du jeudi 8 janvier (bis)

Je suis passée à la maison. C’est étrange de pouvoir se balader comme ça. Personne ne peut me reprocher de ne pas être en cours. J’y suis, je me souviens bien y être allée. Mais je n’y suis pas.
J’en ai profité pour me changer et prendre une douche, et dormir un peu. J’ai pas réussi à dormir de la nuit. J’ai marché sans but, les foyers pour sans-abris me tentaient pas des masses.
Peur de me faire attaquer, peur qu’on me demande mes papiers. J’aurais l’air fine, s’ils prévenaient mes parents. Je dirais quoi d’ailleurs ?
« Bonjour , oui, moi c’est Anna. Je suis d’ailleurs également en train de dormir chez moi dans mon lit. Vérifiez »
Après une petite sieste, j’ai dévalisé le frigo, et rempli un sac : des affaires de rechange, un peu de bouffe, de quoi tenir pour la journée ou plus. J’ai fouillé toute la maison. Impossible de trouver la photo du médaillon. En même temps, si elle est dans le médaillon, elle ne peut pas être chez moi.
Enfin si c’est possible, puisque toi je t’avais dans mon sac, et que je t’ai vu dans le tiroir d’Anna. Enfin mon tiroir, celui de l’autre. D’aujourd’hui. D’il y a 6 jours. Dans 6 jours. Celle que j’étais. Et qui sera moi. Je sais plus comment je dois parler du moi qui est moi mais pas moi, c’est un peu flou comme concept.

J’ai tourné toute la journée, en ville, évitant les lieux que je fréquente habituellement. Pas par peur de me rencontrer, je connais mon emploi du temps et je sais où je suis ( était ? serait ?) à chaque heure de la journée. Surtout par peur qu’on me reconnaisse et que Béa ou Patrick ou même Yan aient vent de rumeurs comme quoi je vais pas en cours, ça compliquerait tout je pense. Enfin même ça, je sais qu’ils le découvriront pas avant 6 jours. Ca aurait fait une crise à la maison et donc je m’en souviendrais.
En fouillant mon sac, en partant, j’ai trouvé un truc dedans que j’avais oublié. J’avais totalement zappé son existence. Immédiatement, j’ai su que je devais passer à la boutique encore une fois. Même si la vieille me terrifie, je sens qu’elle a toutes les réponses et cette fois j’avais une monnaie d’échange.
J’y suis allée le cœur battant. Prêt à exploser. J’ai lutté pour pas tourner les talons comme à chaque fois que je rentre dans cette boutique.
Elle était là, comme à son habitude flottant dans sa vieille robe grise.
« Ah tu tombes bien, Anna.
- Oui je sais, vous m’attendiez et je sais même pourquoi.
- Enfin. Tu commences à comprendre.
- J’entrevois certaines choses. Je comprends pas, je devine ce qui doit être.
- Le décor est-il conforme à tes souvenirs ? »

Je la regardais mettre la dernière main à son magasin. Je jetais un coup d’œil circulaire sur les étagères et les étalages.
« La broche en forme de cerf était à coté des boucles d’oreilles et pas à coté de la chaîne à feuille d’acanthe.
- Merci Anna.
- De rien … Le médaillon n’est pas là non plus mais ça vous le savez,j’en suis sûre. Comment je dois vous appeler ?
- Ah oui ‘la vieille’ ça va un moment n’est ce pas ?
- On peut dire ça comme ça. Alors, comment je vous appelle ?
- Comme tu veux, ma belle.
- Dites moi votre nom.
- Sinon quoi ?
- Sinon je vous donne pas ça ! »

C’est à ce moment là que j’ai sorti la feuille trouvée lors de la fouille de mon sac. C’était une simple feuille d’écolier pliée en 4, comportant 2 phrases. L’une à l’encre bleue, l’autre à l’encre noire. LA feuille. Celle qui m’a terrifiée ce même 8 janvier il y’a une semaine.
« Vous savez que vous avez besoin de ça.
- Pour ?
- M’impressionner, me montrer que vous me connaissez, que vous me prévoyez, m’anticipez. Sans ça, je ne reviendrais pas vous voir. Vous le savez aussi bien que moi.
- Si tu le dis. En même temps, je pourrais écrire ce qu’il y a d’écrit là-dessus.
- Je vous en crois pas capable. Vous pouvez peut-être prévoir ce que je vais dire. Mais j’ai bien regardé l’écriture tout à l’heure. C’est la mienne. Je sais pas encore quand je l’ai écrit mais je vais le faire ou je l’ai fait. Bref, vous avez besoin que ça soit moi qui le fasse.
- Si tu le dis. Je te fais confiance. Alors tu veux mon nom en échange de la feuille?
- Oui.
- Qu’est ce qui te convient le mieux ? Kitty? Petra? Amanda? Soledad? Cathy? Stéphanie ? Magalie ? Jamallia ?Althéa ? Conception ? Samantha ? Tabitha ? Maelys ? Maïtena ? Cyann ? Choisis mais tu ne choisi jamais en fin de compte.
- Arrêtez et répondez moi !
- Tu comprends rien alors ? Choisis le nom que tu veux, ça n’a aucune importance. Pour l’instant, je suis ce que tu imagines, qui tu imagines, ça fait partie du jeu. Ca a toujours été comme ça. Allez donne moi cette feuille. »

Je n’ai pas bougé d’un pouce, toujours perplexe, lentement elle a tendu la main vers moi, a récupéré doucement la feuille entre mes mains et l’a glissée dans sa poche.
Puis elle m’a tendue le médaillon. Ce putain de médaillon de merde au centre de tout.
« Ferme le et pose le dans la vitrine, puis sauve toi, tu vas plus tarder. Il vaut mieux éviter que tu te rencontres pour le moment. »
Je me suis dirigée vers l’endroit où il devait être, j’ai pris le médaillon et machinalement je l’ai porté à la hauteur de mes yeux pour le fermer.
Alors que j’étais en train de le fermer et d’entre le « clic » du fermoir, j’ai réalisé une chose. Ce n’était pas la même photo à l’intérieur. Je tentais de rouvrir le médaillon.
Impossible.


21/05/2007

21/05/07 - 23:20

Petite pensée du jour

Quand on lache un chat en l'air, il retombe toujours coté confiture.

ou alors il s'accroche au plafond ...

A voir.

20/05/2007

20/05/07 - 20:52

Semaine de la poisse.

Apres avoir reçu lundi un appel de ma banque " vous avez tenté de faire un retrait en italie ce matin?" m'annonçant qu'un crétin a piraté ma carte bleue.
Après avoir recu un appel de mon collegue mardi " je suis malade je reviens vendredi"
Apres m'être rendu compte que puisque ma carte bleue ne marchait je devais payer par cheque et qu'il ne m'en restait que 3.
Apres avoir annulé le pique-nique de jeudi (et l'avoir remplacé par un brunch quand même)
Apres avoir glandé tout le vendredi.
Apres avoir recu un appel de mon frere samedi pour me dire que mon pere etait à l'hosto à cause d'une connerie de petit virus (rien de grave)
Apres avoir un second appel de mon frere pour me dire que mon pere rechutait, et qu'il y aurait 2 virus différents mais que ce n'etait toujours pas grave.
Apres m'être rendu compte que je me suis fait bloquer sur MSN par quelqu'un qui comptait pour moi mais que ni l'un ni l'autre ne ferait le 1er pas pour s'excuser ....

C'est décidé ... J'en ai marre, je me fous de tout , je vis .....

20/05/07 - 16:06

Les chroniques d'Anna. Episode XI


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Chroniques du 7 janvier (again)

Re,
J’ai continué à réfléchir après ce qui s’est passé ce matin. J’ai tourné le problème dans ma tête. Encore et encore. J’ai envisagé toutes les possibilités.
J’en suis arrivé à la conclusion que c’est le pendentif. Je me suis alors décidée à m’en débarrasser. J’ai ramassé mes affaires, payé ma note, et me suis dirigé vers le pont sur le canal.
Au milieu du pont, j’ai fixé un moment l’eau qui s’écoulait entre les piles en regardant les branches emportées par la pluie de la semaine dernière.
J’ai sorti le médaillon de mon sac.
Je l’ai encore ouvert, j’ai regardé encore une fois cette photo. Je ne sais pas de quand elle date. Ca m’intrigue. C’est une vieille photo en noir et blanc, j’ai l’air d’avoir 17 ans dessus. Ca voudrait dire qu’elle ne date presque pas cette photo. Alors que je tenais le pendentif au dessus de l’eau, prête à le lâcher, j’ai repensé aux propos de la vielle (faut vraiment que je lui demande son nom, parce que « la vieille » ça va un moment) :
« Quoiqu’il arrive, garde le médaillon sur toi. »
Pourquoi ? il sert à quoi ? Je m’apprêtais à le lâcher, et j’ai entendu « non, garde le , tu comprendras, ne me jette pas »
J’ai encore du halluciner, j’entends des voix , Jeanne d’Arc c’est moi.
J’ai décidé de pas le jeter. J’ai tourné une partie de la matinée et de l’après-midi aussi, ne sachant plus quoi faire.
Finalement c’est vers 17h que j’ai trouvé. Je me suis dirigée vers la boutique.
Je suis entrée.

« Pile à l’heure, Anna.
- Hein ?
- Oui alors, tu n’as pas jeté le médaillon ?
- Non, je sais pas pourquoi, j’ai pas pu .
- C’est bien, rends le moi.
- Vous m’aviez dit de le garder sur moi ? C’est d’ailleurs la seule chose qui m’a empêché de le jeter. Et maintenant faut que je vous le donne ?
- Quand est ce que je t’ai dit ça ?
- Ben … la dernière fois.
- Quand ?
- Euh …dans 6 jours ?
- C’était pour que tu le jettes pas, tu ne penses pas ?
- Euh je vous suis plus.
- Donne le médaillon »
Je lui ai tendue le médaillon, elle m’a souri, l’a attrapé, et l’a déposé dans la vitrine ou je l’avais vu trônant la première fois.
« C’est quoi ce médaillon ?
- un réceptacle, un talisman ou alors tout simplement un médaillon cela dépend de toi
- Et la photo ?
- Quelle photo ?
- Celle du médaillon ! elle vient d’où ?
- Je ne sais pas, réfléchis. Tu reconnais le fond ?
- Ben on dirait ma chambre …
- Alors c’est toi qui l’as prise.
- Je m’en souviendrais ! »
Pendant notre discussion, j’ai vu la vieille qui regardait l’heure à la grosse horloge du fond de sa boutique.
« Tu as l’heure Anna ?
- 17h 33, bientôt 34
- Ma pendule avance un peu, un peu plus et je te manquais.
- Hein ? »
Elle est sortie de la boutique et s’est posée sur le seuil. J’ai observé à partir de l’intérieur. J’ai vu Caro et Sonia passées devant la boutique avec Moi.
La vieille est rentrée.
« Un peu plus elles seraient entrées et t’auraient vues, c’est pas le moment.
- Comment vous saviez ?
- Tu le savais pas toi ?
- Oui mais moi j’ai vécu la scène.
- C’est vrai. Au fait pour la photo, t’as vérifié chez toi ?
- J’en suis sure.
- Vérifie bien. »
Elle est partie, sans un mot. Me laissant plantée là. Je suis sortie à mon tour en quête d’un endroit pour dormir. Je vais sans doute essayer un foyer de sans-abris, j’ai pas envie d’essayer de rentrer chez moi, on me prendrait pour une folle.
Demain, je passerais à la maison quand personne ne sera là, je fouillerais pour trouver la photo.

20/05/07 - 13:28

Persépolis

En compétition à Cannes le 23 mai ( mercredi)
Sortie prévue le 27 juin ...
vivement .... je tiens plus


3 extraits ici ...

Merci allocine

et une petite interview là

19/05/2007

19/05/07 - 11:59

...

Y'a des matins comme ça ...
Le monde extérieur ne fait rien, à part nous faire mal... oh pas mal à en crever , juste ces petites douleurs , ces petites piqures d'araignées....

Il nous reveille , nous annonce des nouvelles pas si graves que ça mais qui rendent tristes, on s'apercoit que des amitiés que l'on croyait en sommeil , abimées sont définitivement détruites...

Allez .. advienne que pourra voyager loin ménage son tien qui vaut mieux que 2 "tu l'auras" ..

18/05/2007

18/05/07 - 13:35

un poil d'imagination

j'imagine Nicolas, sur son yacht le 7 mai , se levant et regardant Cécilia...

"Il fait si beau mon amour, si beau ce matin
Que je pourrais faire la cour à Christine Boutin
Il fait si beau sur la ville, si beau sur les toîts
Envie d'ouvrir la grille aux témoins de Jéhovah
Aux terrasses des restos grecs, tellement il fait beau
On pourrait trinquer avec les anciens proprios
Il fait si beau, sur les trains de banlieue qui retardent
Envie de faire un calin avec une chienne de garde "


Ben il a trinqué avec les anciens proprios ( leur pot de départ) , les trains de banlieue lui ont porté chance, et vu les nouveaux ministeres ... il a bien fait la cour a Christine Boutin.
Apres va falloir que je me renseigne ... il s'est tapé Isabelle Alonzo ?



allez en prime Anne Sinclair & Drucker ...

18/05/07 - 11:11

Les chroniques d'Anna. Episode X


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Chronique du Je ne sais plus
Je dois être folle. Je ne comprends plus rien.
Je suis allée à la boutique aujourd’hui. Enfin je suis plus sure du tout que ce soit aujourd’hui.
Je te raconte la scène tu comprendras.
Donc je rentre dans la boutique. La vieille est là, dos à moi, assise à son comptoir.
Je lui tends le médaillon. J’ai encore les mains douloureuses, je viens de passer 20 min à lutter avec le fermoir qui refuse toujours de s’ouvrir. Elle se retourne même pas, et sans un coup d’œil vers moi :
« Bonjour Anna. Alors tu es revenue avec le médaillon ?
- Putain mais c’est pas vrai. Comment vous savez que c’est moi ? comment vous savez mon nom ? Comment vous savez tout ?
- Attends moi un instant ma petite, je viens te voir, le temps de garer mon déambulateur sur le parking.
- Comment vous savez ça ???? Personne ne le sait ! »
Elle s’est levée, a fait le tour du comptoir et s’est approchée :
« Tu n’as pas réussi à ouvrir le médaillon. Dommage, on aurait gagné du temps.
- Du temps pour ?
- Tu comprendras bien assez vite.
- Comprendre quoi, bordel !!!
- Au fait, le médaillon.
- Oui ?
- Garde-le Anna, il te servira.
- Il me servira pourquoi ?
- Tu comprendras bien assez vite.
- Ca fait 2 fois que vous me dites ça !!
- Oui je sais. Quoiqu’il arrive, garde le médaillon sur toi. J’ai autre chose pour toi.
- Quoi ?
- Sans doute une photo de Frank Michael ou une cassette de Julien Lepers.
- Hein ? mais putain c’est pas vrai, c’est quoi ce bordel ? D’où vous savez ça ? ah non je sais je comprendrais bien asse vite.
- Tiens »
Elle ma tendu quelque chose que j’ai pas identifié tout de suite. Un cahier. Noir. J’ai cherché un moment d’où je connaissais cet objet.
Puis j’ai trouvé.

C’était Toi. Ton cahier. Mon journal. Mes chroniques.

« Bordel mais comment vous avez fait ?
- Je suis allée chez toi le récupérer, il le fallait.
- Pourquoi ça ?
- Pour que tu l’ais avec toi tout le temps
- Je l’aurais eu ce soir, vous auriez pu me le dire.
- Non. Tu devais l’avoir maintenant avant de partir.
- Hein ? Partir où ?
- Pour ton voyage.
- Quel voyage ?
- Celui que tu dois faire.
- Hein mais ou ? »
Elle se tenait devant moi, face à moi. Elle a ouvert les bras, ses manches pendaient et s’agitaient dans le souffle du vent qui tourbillonnait dans la boutique. Elle a murmuré quelques mots que je n’ai pas compris en agitant ses bras.
Une lumière s’est mise à briller à la hauteur de ses yeux. Elle a continué sa litanie en caressant la lumière qu’elle ne quittait pas du regard. Le point lumineux a grossi, petit à petit il est devenu semblable à une petite flamme.
Elle a tendu les bras, haussé le ton, sa voix est devenue plus sèche, La lumière est devenue blanche, aveuglante, chaude. J’ai fermé les yeux. J’ai serré le médaillon. Elle m’a murmuré « Bon voyage » J’ai sombré dans le noir complet.

Je me suis réveillée dans la rue. Allongée par terre. En te tenant dans une main, le médaillon dans l’autre. Je me suis levée, j’ai ramassé mon sac, t’ai glissé à l’intérieur.
J’ai remarqué un truc étrange : le médaillon était ouvert. Une photo à l’intérieur. Ma photo. Moi. Anna.
J’ai regardé l’heure. Il était 7h30 du matin.
« Merde j’ai cours !! » j’ai traversé la ville et je suis arrivée devant le lycée.
J’ai fouillé pour trouver mon badge.
Bip bip… Clic.
J’ai ouvert la porte. J’avais faim, un peu de monnaie dans la poche, direction le distributeur de café et de friandises.
La sonnerie retentit. Tant pis, je serais à la bourre. Je prends mon café. J’ai besoin de réfléchir.
Déjà faut que j’appelle Béa. Elle doit flipper. Je suis pas rentrée de la nuit.
Nan finis ton café d’abord. Reste calme réfléchis. Analyse..
Je le finis, ainsi que le paquet de madeleines que je viens d’acheter.
Je repars direction la salle de cours, je passe au niveau de la porte d’entrée, Je vois Agnés se diriger vers la porte, et parler à l’individu qui tambourine à la porte :
« Oui c’est pour quoi ?
- C’est Anna !!! Je suis (encore) en retard !! Et cette connerie refuse de me laisser entrer !
- Attention à votre vocabulaire, mademoiselle.
- ‘scusez.
- Attendez Mademoiselle, je vérifie la porte. Passez-moi le badge par l’ouverture.
- Ah ben, vous avez du faire une erreur et échanger le badge d’une camarade. Il est marqué que vous êtes déjà entrée.
- J’ai l’air d’être dedans ?
- Ah mais j’y peux rien moi. Faut attendre …
- Ouais c’est ça je repasserais quoi. Je vais prendre un café en face.
- Ah mademoiselle, vous pouvez pas. Vous êtes sous notre responsabilité.
- Mais bon si je peux pas rentrer ça sert à quoi ? Vous pourriez peut-être m’ouvrir sinon ?
- Ah oui c’est possible j’ai la clé »
Et là, je me vois entrer. Impossible de me tromper, c’est moi. Je me vois à l’autre bout du hall avec une tenue différente, me précipiter vers ma salle de cours.
Je me suis retrouvé dans l’incapacité de bouger.
J’ai attendu 5 minutes, sous le choc, immobile, tétanisée. Je venais de me voir passer. Je suis sortie dès que j’ai estimé que l’autre Anna était dans sa salle de cours.
Anna, moi, un sosie, un clone. C’était quoi ?J’ai pété les plombs. J’ai rien compris.
Comment c’est possible ?
Je me souviens de cette conversation avec Agnès. C’est le jour ou je suis arrivée en retard, c’était quoi ? le 7 janvier ? Hier c’était le 13. Il se passe quoi ici ?
C’est à ce moment là que je suis sortie, me réfugier dans un café. J’ai besoin de faire un point.
J’y suis en ce moment même, j’essaie de comprendre.

18/05/07 - 00:36

Les chroniques d'Anna. Episode IX


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Chronique du 13 janvier
Bonjour toi,

A priori, Yan ne t’a pas trouvé cette fois. J’ai trouvé la planque idéale je pense.
Ca va plus du tout. Je disjoncte. J’ai passé la journée sans trop comprendre.
Ce matin, alors que Yan était en train de déjeuner, j’ai tendu la main vers lui.
Je sais pas pourquoi j’ai fait ça. Ma main est restée environ 20 secondes comme ça dans le vide. Yan ne l’a pas remarquée. Il a continué à boire.
Tout a coup, il a encore renversé son bol. Il est tombé direct dans ma main, pas une goutte n’a été renversée. Yan m’a jeté un regard étrange.
Puis j’ai attrapé le trousseau de clés de Béa. Elle est entrée en trombe en tournant partout, s’est tournée vers moi : « Anna tu sais où sont mes … Ah c’est toi qui les a. ».
Je me suis penchée vers elle et lui ai murmurée à l’oreille :
« La rouge.
- La rouge ? Quoi la rouge ? »

Patrick est apparu sur le pas de sa chambre :
« Quelle cravate je met pour aller au travail aujourd’hui ? j’arrive pas à me décider. La noire ou …
- La rouge te va mieux »

Ce fut au tour de Béa de me jeter un regard étrange, limite anxieux.
« oui pourquoi ça n’irait pas ?
- Tu vas bien ma chérie ?
- Non aucun souci, je fais même des progrès en math.
- Je sais pas, tu n’as pas de soucis à l’école ?
- ... que les efforts payent au bout du compte..
- C’est bien, tu vois que les efforts… »

Elle m’a encore jeté un regard étrange et s’est reculée légèrement, elle a ramassé ses affaires et s’est précipité vers la sortie en me baragouinant un truc du genre «tu vas être en retard en cours, tu y vas en bus, j’ai pas le temps de t’amener»
Toute la journée a été comme ça, les cours, les discussions avec les filles...

Ca commence à me faire peur de faire des trucs comme ça. Et je sens que ça fait peur aux gens autour de moi. Comment je sais des trucs dans ce genre ? Le pire c’est que je ne sais pas vraiment ces choses-là en fait. Je me sens un peu téléguidée, commandée, dirigée par quelque chose d’extérieur à moi, sur lequel je n’aurais aucun contrôle. Je ressens le besoin d’agir ainsi et paf j’agis.

Je sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que c’est lié à la boutique et à la vieille. C’est une sensation étrange. Je devrais le savoir, je devrais comprendre, je m’en souviens plus. J’ai cette sensation de brûlure, de blocage, de savoir que la réponse est en moi, que je sais ce qui se passe, mais je n’arrive à rien.

Je vais passer dans cette boutique demain. J’irais trouver la vieille bille en tête, surtout ne pas réfléchir. Je dois lui donner le médaillon d’entrée pour preuve de bonne foi. Et après je lui demanderais d’où elle me connaît, et j’essaierais de tâter le terrain sur cette voix en moi.

15/05/2007

15/05/07 - 21:16

Ca me rappelle un truc mais quoi ...

Ce soir, JC a parlé pour la derniere fois.... Il nous a dit "Adieu" et est parti ..
On a remplacé un vieux un peu bourru qu'on aimait bien par un jeune électrique qui court toujours et nous la joue démago ...


ca me rappelle vaguement quelque chose ....

15/05/07 - 20:08

Les chroniques d'Anna. Episode VIII


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Chronique du 12 janvier
Putain, mais c’est pas vrai, c’est du foutage de gueule, comment on peut être aussi chiant ? Je vais le tuer ce môme !!!
Hier, alors que je cherchais mon journal, je l’ai pas trouvé ! Il était plus à sa place.
J’ai fouillé ma chambre. Introuvable.
J’ai vu que ce merdeux de Yan m’observait depuis sa chambre et se marrait en douce. Je l’ai chopé par le col, soulevé un peu du sol et plaqué contre le mur.
« Mon journal, où tu l’as mis ?
- C’est pas moi ! J’ai pas lu tes chroniques !
- Petit un : tu mens mal. Petit deux : si tu appelles ça « chronique » c’est que tu l’as lu. Donc ou est-il ?
- C’est pas moi !!
- Avoue tu as fouillé ma chambre.
- Non !! je l’ai trouvé sur mon lit en rentrant ce midi !
- Te moques pas de moi , je l’ai mis dans mon tiroir juste après avoir écrit la dernière fois !
- J’te jure !!
- Ou est il ?
- Sous mon lit »

Je l’ai balancé sur le mur d’en face (ça lui fera les pieds) et je t’ai récupéré.
Il a osé écrire dedans ! Et uniquement des bêtises ! Des insultes !! J’ai envie de le tuer, j’suis sure que personne ne m’en voudra ! Je rends service à la famille, là, non ? On devrait m’offrir un truc pour ça, non ? C’est un nain, un déchet ! Et en plus, il ose partir chouiner dans les bras de Béa «Ouin !! Anna, elle est méchante, elle m’a frappé !! »
Nain et cafteur, il a vraiment pas de bol dans la vie
Bon j’ose pas arracher la page, pas moyen de l’effacer.
Une nuit, je vais entrer dans sa chambre en douce et l’étouffer avec son oreiller !
Va falloir que je trouve une autre planque et un cadenas.
A part ça, dimanche rien de spécial, j’ai maté la finale hier soir. Hallucinant, j’avais prédit l’équipe gagnante et le score, je devrais jouer au loto moi ! Ca s’est confirmé au trivial pursuit. La question à peine tirée, je donnais la réponse, et des fois même sans qu’on la lise ! Je l’ai toujours pensé : je suis géniale ! On me reconnaît pas à ma juste valeur dans cette famille ! Un jour, ils verront tous. Quand je serais riche et célèbre !

A part ça, j’avais encore un de ces fameux QCM en math ce matin.
J’ai rien compris : la prof a fauché mes questions de la dernière fois ou quoi ? Elle les a ressortis texto, comme ça, direct, cash. J’ai un peu halluciné quand même ! Tu me diras que si elle les avait prévues depuis un bon moment, elle a du flipper et penser que j’avais trouvé ses questions et donc tricher, ça explique son commentaire de la dernière fois.
J’ai eu une drôle de sensation de déjà vu quand elle énonçait les questions : le même ordre, les mêmes mots, le même ton que lorsque j’ai cru les entendre la première fois.

En même temps, j’ai l’impression d’avoir passé la journée avec cette sensation. Même Yan, j’ai eu l’impression d’avoir déjà vécu la scène.

Maelys ? Maïtena ? Cyann ?

14/05/2007

14/05/07 - 23:13

Vive l'I.A.

Je suis passionné depuis longtemps d'I.A. J'en developpé qq uns et je reste toujours émerveillé ...
et là a chaque fois ca me troue le ..... derriere ...

Deviner un objet en 20 questions

Deviner votre métier


Alors ? verdict ?

14/05/07 - 21:02

Les chroniques d'Anna. Episode VII


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Chronique du 11 janvier
Salut pétasse,

Je suis conne, moche, je sers à rien , j'ai des boutons partout, je transpire des aisselles et je suis la quiche suprême et en plus je pue des pieds !! J’ai pas d’amis ! Je suis moche ! Je sers à rien !!
On devrait mettre des affiches partout " Anna est une merde".

Je vais t’appeler « morve de rat » Ca t’ira bien !

14/05/07 - 01:33

Les chroniques d'Anna. Episode VI


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Chronique du 10 janvier
Salut … Conception ? (ah non ça te va pas du tout)
Restons en à « Salut ma belle »,

La journée s’est bien passée. Petite grasse mat’ tranquille. Enfin grasse mat’ jusqu’à 9 h, ce qui dans cette famille relève d’un exploit. Parce qu‘après 9h, Béa a décidé de faire du ménage. Et bon l’aspirateur dans le couloir qui mène à ma chambre, pour dormir c’est pas le pied !
Un jour, Béa comprendra que les gens autour d’elle existent. Franchement ça confine à l’égoïsme pur, ça ! Pff, elle pourrait attendre avant de faire le ménage. C’est vrai quoi ! Elle a que ça à foutre en plus! J’ai déjà du bol qu’elle ait pas essayé de nettoyer ma chambre.
Apres ça, petit dej’, devant la TV au fond du canapé. Je me suis bien marrée
« Et maintenant retrouver des épisodes inédits de votre série préférée ! »
C’est marrant ça, de l’inédit alors que j’ai été capable de sortir en gros une réplique sur deux. Z’ont du se gourrer ou alors c’est du foutage de gueule pur et simple.
Après-midi : j’ai filé à la danse. La cata !
Les filles ont jamais dansé si mal ! Elles étaient toujours en retard de 2 mesures. Déjà un bon point pour elles : elles étaient ensembles et synchro entre elles.
Prochaine étape : apprendre à choper le rythme d’une musique. C’est vraiment le B.A-BA pourtant !
En revanche je suis verte : Amélia (la prof de danse) m’a engueulée en public à la fin du cours !
« Anna , t’es pas en rythme !! T’es toujours en avance »
La truie ! L’ordure ! C’est les connasses qui sont à la bourre, c’est pas moi , ouvre les yeux. T’as appris ton métier par correspondance ou quoi ? Enfin ta petite fifille adorée est dans le groupe donc c’est le groupe qui a raison, hein ? Forcément ! Sinon ton petit cœur d’amour aurait tort et serait pas douée. Et ça se peut pas ! Ca te ferais crever de honte, hein ? C’est donc la pauvre Anna qui a tort… Pff les adultes quels foutus hypocrites !!
Après le cours, j’ai rejoint les autres.
Caro et Sonia et Jérôme (tu sais, le mec de Caro). On a attendu Isabelle.
Au bout d’un moment, Caro s’impatiente :
« Elle en met du temps !
- Ben elle devrait pas tarder, c’est pas sa faute si l’autoroute est bouchée à cause d’un accident, non ?
- Quel accident ?
- Non mais je dis n’importe quoi, elle va nous sortir une excuse bidon pour son retard. »
Pile à ce moment là :
« Salut les filles ! Désolée pour le retard ! Mais bon le trajet est long et l’autoroute était bouchée à cause d’un accident ! Ca me fait trop plaisir de vous revoir !! » Voila je la connais bien mon Isabelle.
Balade dans les boutiques.
Isabelle nous a tant manqué ! Ca fait du bien de la revoir, c’est si rare depuis son déménagement. Heureusement que ses grands-parents sont dans le coin.
Et, en plus, Jérôme était là. Il est à tomber, tellement que c’est limite un peu dur de le côtoyer. (Oui je bave un peu quand il est là) Le pire de la journée, ce fut quand Caro s’est tapée un trip/défi : refaire la garde-robe de Jérôme. Elle a même poussé le vice jusqu'à me demander si le nouveau jean‘s de Jérôme lui faisait un joli cul, et elle insisté pour que je regarde : c’était un poil difficile de dire autre chose que « wrdbrmpf… ». Je suis devenue toute rouge (et Isabelle l’a vu je suis sûre ! Ca va jaser dans mon dos.)
N’y pensons plus, il est maqué, et c’est ma meilleure amie ou pas loin (et puis bon dans un mois, elle le largue et je ramasse les morceaux, et je me le tape et je tiens ma revanche)
Enfin j’ai vu un autre mec mignon aujourd’hui.
On était au « Syyphon » (le p’tit café à coté du « Buro »).
Un serveur (très mignon) s’approche et prend la commande, je commande un BBM.
« Un quoi ?
-Un Berger Blanc/Menthe, je viens de vous l’expliquer.
-Scusez moi c’est mon 1er …
- « jour ici je viens d’arriver ici » On sait, vous nous l’avez déjà dit. »
Caro est intervenue :
« Euh il te l’a peut-être dit ça avant, mais en tout cas il nous l’a pas dit à nous.
-Comment ça ? T’es sourde ou quoi ?
- Ben il a rien dit a part : « qu’est ce que je vous sers ?»
- oui mais bon ça se voit qu’il est nouveau, ici. Il a pas une tête connue dans le coin ! On vient pas souvent dans ce bar mais quand même, on l’aurait remarqué un mec mignon comme ça, et qui en plus rentre de voyage à L-A ça a de quoi retenir notre attention et nous faire rêver un peu, non?
- Le mec ‘mignon comme ça’ vous remercie. Mais il vous rappelle qu’il est pas encore parti de votre table et qu’il attend toujours.
- Oups !!! vous étiez encore là ? J’ai cru vous voir vous éloigner.
- Oui, je suis encore là et un peu surpris, comment vous savez que je rentre de L-A ? Je m’apprêtais justement à le dire.
- ben je sais pas moi, votre T-shirt fait très américain sans doute… j’ai dit ça comme ça ! Bon il vient ce BBM ? »

En rentrant, en mettant mes mains dans les poches, je me suis aperçue que j’avais toujours le médaillon que j’avais vu à la boutique. Tu sais le médaillon marron et doré avec liseré pourpre ? C’est étrange, j’arrive pas à ouvrir le fermoir. En plus, dès que je le touche, je me sens mal à l’aise. Enfin, ça doit surtout être ma mauvaise conscience, ça. J’ai un peu l’impression d’être une voleuse. Ben oui parce que bon, on peut dire que je l’ai volé, donc je suis une voleuse, une petite voleuse mais une voleuse quand même. Je pourrais aller en taule pour ça ! OK, t’as raison, c’était pas volontaire du tout, et bon c’est l’intention qui compte et comme y’avait pas d’intention, ça compte pas. J’irais le rapporter dès que je pourrais. Cette fois, j’aurais pas peur de la vioque, je suis préparée. (au cas où j’aurais besoin de me défendre, j’apporte une photo de Franck Michael). Au pire, je lui ferais une prise de judo que j’ai piquée à Yan.

A part ça ? Mon portable me prend de plus en plus la tête. Il me fait encore le coup de « une sonnerie sur 2, y’a personne ». C’est franchement lourd.


PS : Samantha ? Tabitha ?

13/05/2007

13/05/07 - 13:19

Le questionnaire de La Kriss

Comme souvent le dimanche, je revasse en écoutant le crumble de la Kriss ( une petite voix magique, des questions différentes , des invités surprenants ...), bref un truc qui me fait bien rêver .. ( écoutez ici)

Elle commence ses émissions avec son questionnaire original et tendre, questionnaire fluctuant selon les gens.
Je vais essayer de le retranscrire et d'y donner mes réponses.


1/ On va commencer par une blague. A vous :
Comment on appelle un lapin sourd ?
LAAAAAPIIIIIIIIIN !!!!!!!!!!

2/ Un bonne raison de se lever le matin ?
Pouvoir se recoucher juste apres.

3/une chose interdite que vous adorez faire ?
Marcher pied nu sur l'herbe dans les parcs.

4/ une petite phrase qui vous suit dans la vie ?
"Quand tu tombes dans un rêve, tu peux te réveiller , mourir ou alors découvrir que tu peux voler."

5/ qu'est ce qui vous sauve de tout ?
Rêver, garder espoir.

6/Qu'est ce qui est beau ?
Un rayon de soleil dans une chambre le matin.

7/Vous mordez souvent ? Qui, quoi, pourquoi ?
Rarement.

8/ un plaisir qui coûte rien ?
un petit déjeuner sur la terrasse avec les bruits du marché.

9/ un son qui vous émeut ?
le vent dans les arbres et la pluie qui tombe.

10/Qu'est ce qui vous épate ?
les gens qui s'engagent pour les autres.

11/ Le premier argent que vous avez gagné ?
mon argent de poche en lavant les voitures.

12/ Qu'est ce qui pique et qui fait pas mal ?
une barbe contre ma peau.

13/Vous êtes né avec une petite cuillère en argent dans la bouche, ou une orange à Noel ?
un jus d'orange à Noel.

14/ Vous avez des dettes ou des économies ?
des économies de temps en temps.

15/ Quand est ce que vous avez eu envies de suspendre le temps ?
Certains soirs. pour qu'ils durent.

16/Qu'est ce que vous savez faire avec vos mains ?
Tourner les pages.

17/Donnez moi une image ?
Un feu de camp, une guitare, la nuit et les étoiles.

18/ Un mot qui vous vient là comme ca ?
"Soupir"

19/ Qui etes vous ?
un reveur, utopique, tendre, pas trop normal mais qui s'en moque.


Que ceux qui veulent repondent à leur tour. Pas la peine de le faire s'il vous touche pas, s'il vous intrigue pas, s'il vous titille pas. Et surtout n'oubliez pas : C'est dimanche, c'est permis.

13/05/07 - 01:14

Les chroniques d'Anna. Episode V

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Chronique du 9 janvier
Salut ma belle !

Je n’arrête pas de me prendre la tête. Je me creuse. (Ben oui je réfléchis, je dois être une fausse blonde alors.)
C’est qui cette vieille ?
D’où elle me connaît ?
Je l’ai déjà vue ? Non je m’en souviendrais quand même ? Non ? Enfin j’ai quand même l’impression de la connaître.
J’arrive pas à trouver qui c’est mais elle m’est étrangement familière et inconnue à la fois.
C’est comme une brûlure sur le bout de la langue. Impossible d’arrêter de réfléchir à ça, à elle. Je me suis même fait un trip cette nuit :
« C’est ta mère/grand-mère, t’as été abandonnée à la naissance. Béa et Patrick t’ont adoptée et te l’ont caché. »
Ouais manquait plus que d’apprendre qu’en fait, je suis une princesse et que mon peuple m’attend. Pff, des fois je me dis que je suis qu’une môme.
Comment elle a pu prévoir ma réaction ? Elle est voyante ? psychologue? (super douée alors !)
J’ai pas dormi de la nuit. Toute la nuit, j’ai tourné, retourné et re retourné (la question dans ma tête et moi dans mon lit ).
J’étais tellement claquée que j’ai totalement foiré mon interro de ce matin. Enfin ça va, c’est pas non plus une vraie interro. La prof de math nous pose 3 questions en début de chaque cours. On échange les feuilles et ça nous rapporte 3 points. Bref ca dure 5 minutes.
J’étais tellement à la masse que j’ai pas bien écouté les questions et que j’ai répondu à d’autres questions. Je sais pas d’où elles sortaient, mais bon ca a fait halluciner Sonia qui corrigeait ma feuille « Eh ma vieille, t’as de ces hallus !! Arrête la drogue dans ton café. »
Foller (la prof de math) m’a appelée à la fin du cours en tenant mon quart de feuille d’interro.
« Ca va, Anna ?
- Oui désolé je suis fatiguée.
- Tu es sure ?
- Oui, pourquoi ?
- Ca te ressemble pas de tricher.
- Euh Mme si j’avais triché, j’aurais eu une bonne note.
- Oui c’est vrai.
- En plus, j’aurais pas répondu à des questions sans rapport avec le cours d’hier et je me serais pas embrouillée avec le cours d’aujourd’hui.
- Comment ça ?
- Ben Madame, j’ai répondu à des questions sur le cours d’aujourd’hui qu’on avait pas fait.
- Oui d’ailleurs je voulais t’en parler
- C’est ma faute, j’ai tenté de prendre un peu d’avance le WE dernier. Et ça m’a embrouillée.
- Ah ok ! Bon repose toi ce week-end alors. »

Pff obligée de faire la faux-cul pour pas avoir de soucis (enfin je capte pas pourquoi elle a dit que j’avais triché)
Je suis un peu perturbée je pense. Entre la vieille et mon téléphone.
Mon téléphone : je t’ai pas racontée ? Mon téléphone. (mon seul moyen de communication avec l’extérieur) se met à débloquer. Je sais pas ce qui se passe mais j’ai l’impression que les gens doivent m’appeler 2 fois pour m’avoir. A chaque fois qu’il sonne je me précipite pour décrocher (comme toute ado qui se respecte, des fois que ça soit les copines), et y’a personne au bout du fil. Quelques secondes après, il re-sonne et ça marche normal … Ca me l’a fait 3 fois aujourd’hui.
Vivement demain, je vais me vider la tête et faire du shopping avec les filles. En plus, Isabelle est de passage ce week-end !


PS : Magalie ? Jamallia ?Althéa ?

PPS : N’empêche que j’ai toujours pas compris comment j’ai pu répondre (et inventer) des questions sur un sujet que je connaissais pas. (Rassure-moi t’as pas cru que j’avais pris de l’avance le week-end dernier quand même ?)

12/05/2007

12/05/07 - 02:13

Les chroniques d'Anna. Episode IV

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Chronique du 8 Janvier
Salut toi,
J’ai vécu un truc dingue aujourd’hui. J’en reviens toujours pas. Pas un gramme d’explication. Et beaucoup de questions.
Je t’avais dit que je retournerais voir la boutique. Je l’ai fait.
Je suis restée un bon quart d’heure devant la porte d’entrée. Je sentais que ça allait mal tourner. « J’y vais ou j’y vais pas ? », j’avais l’impression d’être comme une poule qu’aurait trouvé un couteau.
Plus je regardais, plus la boutique me faisait stresser. Sans raison .
Je me le suis répétée assez longtemps :
« T’es qu’une cruche. Il te suffit de 2 phrases pour avoir peur d’une vieille ? Quelques bougies ? de la poussière ? Oh mon Dieu, ca fait peur la poussiere !! T’es conne , tu sais ? Si t’as peur de la poussière et d’une vieille, viens avec une femme de ménage et une cassette de Julien Lepers , ca devrait suffire. »
Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration...
En avant. Je me suis jetée à l’eau : j’ai fait un pas et j’ai passé le seuil.
« Bonjour »
Pas de réponse.
J' ai regardé le comptoir. Personne. Seulement un vieux livre, racorni par le temps. Une feuille était posée en travers, j’ai pas réussi à lire le titre. La vieille est pas là ? Bah, elle doit être dans un coin à faire du tricot, ou alors elle prend le thé avec des copines. Elle va pas tarder. Le temps de garer son déambulateur sur le parking sans doute ! Je farfouille dans les rayons en attendant.
A gauche quelques rayonnages plein de bijoux, du clinquant, du brillant ,du sobre , de l’ambre, des couleurs ocres, cuivrées, chaudes. Dans un coin, une chaîne avec des entrelacs en forme de feuilles d’acanthes, quelques boucles d’oreilles allant du ridicule à l’extravagant, toutes les couleurs sont là. A leurs cotés, une broche bleutée en forme de cerf. Une épingle en argent brillante de milles feux est posée à coté de la broche.
A l’opposé de ça, sur l’autre mur, j’ai apercu des étagères remplies de livres poussiéreux avec des inscriptions latines, grecque, russe, arabe. De longues étagères, bourrées à craquer, débordantes, quelques feuilles volantes, des dessins au crayon et à l’encre de Chine.
Je longe les rayonnages et j’arrive à la section « bocaux ». Là sont entassés de parts et d’autres de l’allée des bocaux de tailles diverses au milieu de verres colorés, disposés selon une sorte d’arc-en-ciel, par taille.
A coté, sur une simple étagére etait posé un médaillon. Rond, Enfin, plutôt ovale. Couleur terre avec quelques reflets bruns et dorés. Le médaillon était bordé par un fin liseré pourpre. J’ai posé ma main dessus, un frisson m’a parcourue. Je l’ai serré dans le creux de ma main, le frisson est devenu plus fort, une sorte de bouillonnement sourd. Quelque chose qui m’a crié « Pose ça ! tourne les talons et tire toi ». Impossible d’obéir.
Soudain : « Bonjour Anna »
J’ai glissé ma main serrant le médaillon dans la poche et je me suis retournée.
Elle était là.
« Euh .. je suis entrée, y’avait personne, je faisais un tour. Voir la marchandise, et Tout ça quoi.
- Pas de soucis Anna.
- Arrêtez de m’appeler Anna!C’est pas mon nom ! Comment vous pourriez savoir mon nom ! On se connaît pas ! Enfin je vous connais pas moi.
- Yan a encore renversé son bol hier ?
- Oui il a … Non qui ? je connais pas de Yan. Arrêtez de dire n’importe quoi ! »

Elle a mis la main à la poche et a sorti un papier, me l’a tendu sans un mot. Son regard braqué sur mes yeux. Glacial.
C’était une banale feuille d’écolier, pliée en quatre.
Je l’ai dépliée. Un hoquet de surprise s’est étranglé dans ma gorge.
Sur la feuille, il était écrit à l’encre noire :
« Oui il a … Non qui ? je connais pas de Yan. Arrêtez de dire n’importe quoi ! »
Les mots suivants étaient marqués en bleu :
« Arrête de me mentir Anna ».
Elle s’est approchée de moi en tendant le bras. Instinctivement, j’ai reculé vers le mur du fond sans la quitter des yeux.
Elle a continué de s’avancer. J’ai réculé de plus en plus. J’ai percuté l’une des étagères à bocaux qui a commencé à tanguer dangereusement. Elle a tendu le bras pour la retenir. J’ai filé sans demander mon reste.
Je flippe. Je comprends pas. Comment elle savait ce que j’allais dire ? C’est qui ? Une sorte de sorcière ?
Désolé, Béa hurle, je vais manger.


PS : Cathy ? Stéphanie ?


10/05/2007

10/05/07 - 23:36

Les chroniques d'Anna. Episode III

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Chronique du 7 janvier
Salut ma belle !
Oui j’ai tranché : tu es une fille. Au moins je pourrais partir du principe que t’es un minimum intelligente !
Encore une journée de cours !
La journée était mal partie : je suis arrivée grave à la bourre. Le jour où Yan comprendra que l’ordre normal des choses le matin c’est déjeuner puis s’habiller et pas l’inverse surtout quand tu as 2 mains gauches. Il s'est encore renversé son bol dessus ce matin.
15 min avant de partir. La merde !
Cris, colère, course
« Béa je mets quoi ? Y’a rien de propre » 12 ans ! 12 ans et il sait toujours pas s’habiller le matin si Béa a pas choisi. En plus, Patrick s’en est mêlé.
Vivement que j’ai le droit d’aller au lycée toute seule.
Marre d’être en retard à cause de ce nain.
J’ai encore du courir. Arrivée devant la porte : galère, la surgé l’avait fermée.
Fouille de mon sac pour trouver mon badge. Saleté de restriction de sécurité.
Depuis les attentats de l’été dernier, on doit badger partout.
Biip bip .. Clic ? non, raté !
Biiip bip biip … putain tu clic oui ou non ?
Bon, tant pis, je frappe comme un folle sur la porte ….
Agnès (La harpie qui nous sert de surgé) arrive enfin .
« Oui c’est pour quoi ?
- C’est Anna !!! Je suis (encore) en retard !! Et cette connerie refuse de me laisser entrer !
- Attention à votre vocabulaire, mademoiselle.
- ‘scusez.
- Attendez Mademoiselle, je vérifie la porte. Passez-moi le badge par l’ouverture . »

Je lui glisse le badge. Oui, c’est très sécurisé quand même : badges, sas, hygiatruc.
« Ah ben, vous avez du faire une erreur et échanger le badge d’une camarade. Il est marqué que vous êtes déjà entrée.
- J’ai l’air d’être dedans ?

Gourdasse ! tu réfléchis un peu ? Si j’avais le badge de quelqu’un d’autre : soit ca passait direct, soit l’autre aussi aurait eu un problème.
- Ah mais j’y peux rien moi. Faut attendre …
- Ouais c’est ça je repasserais quoi. Je vais prendre un café en face.
- Ah mademoiselle, vous pouvez pas . Vous êtes sous notre responsabilté.
- Mais bon si je peux pas rentrer ca sert à quoi ? Vous pourriez peut-être m’ouvrir sinon ?
- Ah oui c’est possible j’ai la clé »

Je me suis toujours demandée sur quels critères il choisissait les pions dans ce lycée, j’ai déjà un début de réponse : c’est pas l’intelligence, le critère.
Elle ouvre, je file. Cours d’histoire avec Valérian , un chieur de 1ère.
Evidemment, j’ai eu droit à une remarque et j’ai enchaîné direct par un passage au tableau, sans même poser mon sac ou ma veste.

Après les cours, j’ai bu un verre ( et grillé une clope mais chut) avec Caro et Sonia. On s’est foutu de la gueule de Caro. Elle a un bleu à cause de sa chute d’hier !
Au fait : on est passé devant la boutique.
Juste quand on rentre dans la rue, ( à 17h34 tout pile, je venais de mater ma montre) la vieille est sortie et s’est placée devant la porte et a regardé vers nous.
Les filles ont pas voulu rentré dans la boutique. La vieille nous dévisageait avec un grand sourire : c’était pas engageant. Sérieux, si j’avais un sourire comme ça, je sourirais pas à un flic, on m'accuserait d'outrage à agent.
Demain, je vais y aller toute seule, à sa boutique. Je vais pas me laisser impressionner, non plus.

PS : Petra ? Amanda ? Soledad ? Je trouverais bien un prénom pour toi !



10/05/07 - 22:35

4 mois fermes

Message d'une amie journaliste :

4 mois fermes pour un journaliste au casier judiciaire vierge, suite aux émeutes du dimanche 6 mai à Bastille.
Lien vers la dépêche de Yahoo


Qui est Romain ?
Romain a 29 ans. Originaire de Valenciennes où ses parents enseignants demeurent toujours aujourd’hui, il affiche un parcours sans tâches et un casier judiciaire vierge. Après des études de droit et de journalisme, ce fan de musique est amené à travailler pour MCM, M6, Europe 2 TV et divers sites web musicaux. Musicien, bassiste dans un groupe de rock, il joue régulièrement sur Paris. Une personnalité attachante, un grand timide, rêveur, parfois naïf, un Gaston Lagaffe… Mais certainement pas un militant ou un casseur.


Domicilié vers l’hôtel de ville, Romain arrive place de la Bastille vers 22h avec 4 amis. Deux d’entre eux étaient avec lui lors de l’arrestation vers 23h50. Qu’ont-ils fait de 22h à 23h50 (heure de l’arrestation) ? D’abord simples observateurs, ils ont participé à un sit-in, ils ont pris des gaz lacrymo dans les yeux et se sont retrouvé pris au piège entre casseurs et CRS. Ils ont bien tenté de rentrer chez eux mais les accès menant à Hôtel de Ville étaient bloqués (rue Saint-Antoine et Boulevard Beaumarchais).

Romain a été interpellé par un policier en civil qui a déclaré l’avoir vu envoyer 3 pavés en direction des policiers (sans blesser personne). Or les 4 personnes qui ont passé la soirée avec lui sont formels sur ce point : Romain n’a pas envoyé de pavé et ils sont prêts à en témoigner. Le soir même, ils ont tenté d’intercéder en sa faveur mais n’ont récolté que des menaces d’être embarqués eux aussi.
A 23h50, il faisait nuit et il y avait beaucoup d’agitation et Romain ne se distinguait pas de la masse avec son gros pull kaki.

Romain a effectivement ramassé un pavé et l’a gardé avec lui comme un « trophée », un témoin des événements qu’il allait ramener chez lui. Logique pour un jeune homme qui se fait dédicacer des disques quand il rencontre un groupe ou un artiste qu’il admire. Logique aussi pour quelqu’un qui avait par exemple fait un reportage photo sur les manifestations anti-CPE avec un ami journaliste

Mercredi 9 mai, comparution immédiate
Nous avons été plusieurs à nous déplacer, amis et collègues, sans nouvelles de lui depuis dimanche soir. Tout l’après-midi d’autres cas ont été jugés, vol de portable, bagarre pour une fille, « émeutiers », et pour tous, la procureure a requis 6 mois ferme, quels qu’en soient les antécédents judiciaires. L’avocat commis d’office partait perdu d’avance, résigné, nous expliquant que le juge était le même qui avait donné 6 mois ferme pour l’affaire de Gare du Nord début mai.
Plusieurs faits nous ont interpellés :
- Inutile de citer les témoins, pas le temps et pas la peine (selon l’avocat), alors même que ceux-ci étaient présents à l’audience. L’audience a ressemblé à du badinage de justice et a été vite expédiée.
- Une évidente présomption de culpabilité pesait sur Romain
- Le salaire et le statut d’intermittent de Romain ont été mentionnés et on ne l’a pas pris au sérieux
Précisons que Romain a été humble, qu’il s’est exprimé clairement et s’est excusé de n’avoir pas saisi la gravité de la situation dimanche soir.

Et maintenant ?
Au lieu du sursis ou des TIG que nous attendions, Romain a écopé de 4 mois ferme.
Son cas a interpellé les journalistes présents au tribunal, certains ont pu relayer l’information nationalement. Il n’est pas seul à faire les frais et à servir d’exemple pour les émeutes du 6 mai. 39 majeurs et 12 mineurs ont été placés en garde à vue pour cette seule soirée (cf Le Parisien)
Au mauvais endroit, au mauvais moment, Romain a servi de bouc émissaire pour un événement dramatique qui le dépasse. Honnêtement nous aurions tous pu être à sa place et le voir repartir menottes aux poignets nous a profondément choqués.
Nous ne comptons pas en rester là. Tous les soutiens et relais d’information sont les bienvenus."

10/05/07 - 00:15

Les chroniques d'Anna. Episode II

Lire le début

Chronique du 6 Janvier
Salut mon petit journal,

Désolé, je pensais revenir hier soir et non pas possible. J’ai enchaîné après le repas sur la leçon démago du jour. La torture familiale. Le truc parental par excellence quoi.
Soirée improvisée, décidée au dernier moment : « Jeux de Société en famille ».
Encore une initiative socio-culturelle que l’on doit à Béa, j’en suis sure. Même s’ils ont fait front commun « Les enfants, on vous voit plus, on veut passer du temps ensemble »
C’était franchement ridicule. Jouer à des trucs ringards avec les 2 vieux … C’est assez angoissant pour une ado de 17 ans. Merde à la fin ! J’ai des trucs plus importants à faire. Je suis au lycée… J’ai le bac de français bientôt ! Et j’ai une vie aussi.
Mais bon difficile d’expliquer ça aux parents, ils comprennent pas.
En plus, Yan arrêtait pas de hurler parce qu’il gagnait pas
Ri-Di-Cu-Le !!
Enfin bon, il a que 12 ans. Faut pas s’attendre à ce qu’il soit mur (et en plus c’est un mec)

J’en étais où ?
Ah oui la boutique, l’inscription…
C’était étrange, ce contre-pied de Dante (c’est de lui la phrase originale, je crois, je vérifierais)
C’était gravé sur une plaque de bois, en lettres noires, genre un peu brûlé, ou écrit au charbon. La porte laissait voir l’intérieur. Enfin, on devinait plus qu’on voyait. Quelques bougies, des plantes.
Super étrange. Je l’avais jamais vue cette boutique. (Et pourtant je connais bien le coin)
Elle a du ouvrir y’a pas longtemps.
Caro voulait pas y aller.
Juste pour l’emmerder, j’ai fait des pieds et des mains pour y entrer.
Je m’attendais à un truc glauque mais pas à ça (Caro, elle, a trouvé la boutique super glauque mais elle a peur d’un rien)
Il y avait une ambiance indéfinissable. On se serait crues dans une boutique de magie de téléfilms (pas la magie, la boutique)
Tu vois le genre ? avec les bocaux, pleins de trucs monstrueux dedans « mais vaut mieux pas trop savoir ce qu’il y a dedans », pleins de vieux livres poussiéreux, une pénombre sépulcrale ( je sais pas trop ce que ça veut dire mais le mot sonne bien).
La poussière m’a intriguée. Une boutique toute récente avec autant de poussière ? Elle a du être mise là exprès. Pour donner un genre. Encore un truc marketé, c’est clair.

La vieille à l’intérieur attendait derrière un comptoir. Elle m’a regardé, j’ai senti un truc zarb’, un frisson glacé. Je me suis arrêtée net. Caro m’a percutée. Elle s’est retrouvée étalée par terre. Alors que je me penchais pour l’aider à rammasser ses affaires, j’ai entendu la vieille : « Bonjour Anna »
Je m’arrete, je la fixe, elle me rend mon regard. Jamais vue de ma vie. D’où elle connaît mon nom ? Je l’ai jamais vue. Elle continue de me sourire et me fixe trop dans les yeux.
Comment elle connaît mon nom ? Elle m’a déjà vue? Plus elle me regarde, plus j’angoisse. Un truc pas clair. J’ai plié bagage en 4ieme vitesse, Caro sur les talons : « qu’est ce qui se passe ? »
« T’as pas entendu ?
- Non, quoi ?
- La vieille !
- Qui ?
- Ben la vieille de la boutique derrière son comptoir !
- Quelle vieille ? Quel comptoir ?
- La prochaine fois regarde autour de toi, idiote !»

C’est tout Caro ça, elle verrait pas le nez au milieu de sa figure.

N’empêche que ça m’intrigue, faudra que j’y retourne.

PS : Je t’ai pas encore trouvé de nom.

A suivre

08/05/2007

08/05/07 - 16:43

Les chroniques d'Anna. Episode I

Edition par Reveur² :
Je m'apercois que j'ai rien expliqué. Depuis que j'ai 15 ans, j'ai cette idée de nouvelle dans la tête , je l'ai écrite 30 fois, jamais montrée. J'ai donc décidé de la réecrire une 31 fois et de vous en faire profiter. J'attends vos commentaires au fur et a mesure de sa "web-publication"




Chronique du 5 Janvier

Salut cher journal,

Tu es mon cadeau d’anniversaire. Ils (mes parents) pensent que ça peut m’aider à m’ouvrir sur le monde et trouver mon équilibre « social et culturel ». Encore une connerie pseudo intellectuelle, post-soixante-huitarde. Mais bon …. J’ai décidé de suivre un peu leurs conseils, par piété familiale et esprit d’obéissance sans doute ( ou alors je me fais chier à mourir)
Comme toute bonne adolescente, je ne sais pas quoi dire mais je vais parler pendant des heures.
Alors je commence par me présenter :
Anna : petite chose fragile de 17 ans. (je suis pas fragile mais je trouvais la formule pas mal)
Je vais pas faire de description physique. Dès que j’aurais le temps je mettrais une photo (que je reverrais avec angoisse dans 10 ans en hurlant « beurk ! L’acné /l’appareil/la coupe !! (au choix) »
Quoi dire d’autre ? Je suis au lycée. (étonnant à 17ans, non ?)
Un putain de lycée de merde privé et catho, plus coincé tu meurs !
J’ai quelques amis mais pas tant que ça. Les filles de mon âge sont si connes.
« Mes chaussures, mon mec… Il est mignon … Truc sort avec machin … Bidule a fait l’amour t’es au courant ? Chose est une salope qui se fagotte comme un sac, mais bon sa famille a du fric et une piscine donc bon je reste copine avec on ne sait jamais ». Je sais pas comment elles font pour se supporter. J’ai envie de leur étriper à longueur de journée.
J’ai lu je sais plus où que la vie commençait à 30 ans … Mais pourquoi vient on au monde avant alors ?? Quel gâchis ! Et pourquoi est-on obligé de supporter les autres tout ce temps ?

Un petit topo sur moi ?
Vie triste et inutile dans une petite ville de banlieue néo-bourgeoise et triste à pleurer.

Mes parents vivent dans une espèce d’idéologie new age sur la communication et tout le blabla habituel
Papa est conseiller en images, maman éducatrice/thérapeute pour les enfants en difficulté. en même temps ici ça court pas les rues … Donc Béa (oui faut que j’appelle mes parents par leurs prénoms ça fait « jeune ») s’est lancée dans le développement d’une thérapie basée sur l’art … (enfin sur des tentatives parce que bon, Mozart court pas les rues surtout ici )

Bon faut que te trouve un nom c’est mieux si je dois te confier toute ma vie… Kitty ?? non Kitty, ca fait trop « Anne Frank » … (la pauvre)
Bon je vais chercher, en discuter et voir si j’ai des idées ….
Quoi dire encore ?
Je fais de la danse (pas en tutu hein ? Je suis pas maso non plus)
Le plus simple c’est de te raconter mes journées ….
Hier, pas de cours, fait rare mon lycée était fermé, j’ai fait les boutiques avec Caro (plus de détails sur elle une autre fois mais bon rien à dire) Disons plutôt que j’ai suivi Caro dans les boutiques … Enfin « suivre», être traînée est un terme plus juste.
(ça s’applique aussi à elle selon le sens)
Apres avoir essayé des fringues dans tous les sens « t’as vu ? C’est mimi hein ? ça ferait craquer Jérôme tu crois ? », on s’est dirigé vers un petit café au coin de la rue.
C’est à ce moment là que j’ai vu la boutique, l’inscription était étrange « Vous qui entrez ici, gardez espoir »
Bon désolé je file, on m’appelle à table.


A suivre.

08/05/07 - 15:23

Philo

(Directement piqué de "la bas si j'y suis" )

J'aimerais proposer les sujets suivants pour le prochain bac de philo :

" La majorité a-t-elle toujours raison ?"

" L'enseignement de l'Histoire a-t-il encore sa place dans l'Education Nationale ?"


A vos copies, vous avez 5 ans ...

08/05/07 - 12:47

Bon

Je me demande si la tenue rayée m'ira bien ... enfin je pense qu'un joli triangle rose accroché comme une broche m'ira bien au teint ...


Bon je vais partir en vacances je crois .... en australie ? nan nan je pars juste en vacances ..ben oui mes meubles me suivent ... je suis pas à l'aise sans mes meubles en vacances .....

06/05/2007

06/05/07 - 12:10

Many voters earn money just showing up near polls....

ouais c'est aussi facile que homes ...


05/05/2007

05/05/07 - 18:54

Etrange ...

Comme l'absence d'une chose qu'on ne veut pas, peut faire du mal...

et comme l'absence d'une chose qu'on veut, fait aussi mal ...


( non non je vais bien et j'ai la pêche ...)

04/05/2007

04/05/07 - 01:33

Comme a chaque fois

que je déprime, que je gamberge, que je tourne en rond, j'ai une phrase qui tourne dans ma tête... La phrase est souvent sans rapport avec la situation mais bon....
Là, je repense à Andrée

"Offrez lui du rêve, des sensations inédites, de l'époustouflant, un mouchoir à hublots, une rose à air pulsé"

Et si moi aussi, je cherchais des objets inédits ?
Un ours des 4 saisons,
une table à air conditionné,
une pendule à canon scié,
une balance à double-battant,
une chaise à heures fixes,
une assiette à tiroir,
un miroir à poulies,
un placard à bulles,
un savon sur coussin d'air,
une valise à vapeur,
un porte-feuille à réaction,
un pantalon à coulisse ...

Et vous, vos objets inédits ?



03/05/2007

03/05/07 - 22:31

ouais

C'est décidé :
mauvaise journée ....


Il aura tout gaché , tout ce qui se profilait plutot bien ... il a un don ou quoi ? ou alors c'est peut etre moi ?

Désolé ...

03/05/07 - 21:09

il est....

Il est de ces jours où le reveur² pense de ses jours la même chose que des garçons, il n'arrive pas à savoir si sa préférence va aux bons ou aux mauvais.
Il est de ces jours où le reveur² est comme un joueur dans la salle du jeu de paume : paumé !

Pourtant, la journée a bien commencé ...
Réveil tranquille, le débat d'hier m'avait reposé (étrangement).
Tout fut tranquille, calme serein.
Mon travail a avancé en suivant son bonhomme de chemin routinier et traintrainesque.
A tel point que je suis sorti tôt pour aller nager.
Sur le chemin, mon téléphone vibre.
" Salut c'est moi, ca va ?
- salut... oui [à part 3 tentatives de suicides , une envie de meutre permanente mais bon taisons nous ] et toi ?"
S'ensuit une conversation de 20 minutes ...
Il est toujours aussi drôle, charmant, et pas fait pour moi .... répete toi ça, reveur², tu y croiras peut être .....


02/05/2007

02/05/07 - 23:48

En parcourant le JDI ...

de zig en zag, de haut en bas.....
je m'apercois que les reactions au debat Sego/Sarko sont plutot equivoque ...
Pour certains Sego est nulle .... pour d'autres c'est Sarko ......

Est ce que ca a fait avancer le debat ?

02/05/07 - 22:01

Ou je revois cette scene en permance .

"Comprendre… Vous n’avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu’on ne peut toucher à l’eau, à la belle eau fuyante parce que ça mouille les dalles, à la terre parce que ça tache les robes. Il fallait comprendre qu’on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu’on a dans les poches au premier mendiant qu’on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu’à ce qu’on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre.. Moi, je ne veux pas comprendre, Je comprendrai quand je serai vieille… Pas maintenant."
Antigone.

01/05/2007

01/05/07 - 12:47

Ah le joli mois de Mai

Le joli mois de mai

Paroles: Agnès Bihl. Musique: Jean Dubois 2001 "La Terre Est Blonde"

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V'la tout d'abord le 1er mai
La jolie fête du saint boulot
Ceux qui en ont baisent toute la journée
Vont à la pêche, lavent leurs autos
Oui, c'est l' bonheur, c'est les vacances
Y'a pas à dire, c'est l' paradis
On en oublie ceux qu'ont pas d' chance
Les RMIstes, les sans-abri

Quel jour joli, le 1er mai
C'est chômé, sauf pour les chômeurs
Ceux là, ils vendent des brins d' muguet
Vu qu'il paraît qu' ça porte bonheur

Ah ! Le joli moi de mai
Le joli mois de mai
Ah ! Le joli mois de mes couilles, si j'en avais

Tous les cinq ans, au mois de mai
On joue au jour des élections
On nous dit qu' tout va s'arranger
Sauf le racisme et l'exclusion
Alors on part à la campagne
Electorale de préférence
Mais pas question d' faire dans l' social
Y'a des limites dans les finances

Tous les cinq ans, joli mois d' mai
L'taulier d' l'Etat fait l'amnistie
Toutes les bagnoles peuvent se vautrer
Vu qu' ces années là, c'est gratuit

Ah ! Le joli mois de mai
Le joli moi de mai
Ah ! Le joli mois de mes...

Le 8, il faut bien y penser
On commémore la fin d' la guerre
Grâce aux nazis, c'est jour férié
On fait la fête aux militaires
On processionne et on défile
Même si l' fascisme est toujours là
Ce genre de fête, c'est bien utile
Pour oublier qu'on marche au pas

Quel jour joli que le 8 mai
On l'a promis, c'est la dernière
Mais dès qu' c'est question d' bombarder
Il paraît qu' c'est d' l'humanitaire

Ah ! Le joli mois de mai
Le joli mois de mai
Ah ! Le joli mois de mes..., si j'en avais

Et puis c'est l' printemps au mois d' mai
Au moins ça, ça remonte le moral
Ils sont en fleurs les brins d' muguet
Il a éclos l' front national
C'est vrai qu' maintenant, on fête Jeanne d'Arc
Il y en a qui sont très inventifs
On peut voir fleurir les matraques
D' ceux qui font saigner les manifs

Joli soit l' printemps du mois d' mai
On défile sur les coquelicots
C'est l' temps des cerises écrasées
On s'en va cueillir du bicot

Ah ! Le joli moi de mai
Le joli mois de mai
Ah ! Le joli mois d' mes...., si j'en avais

Il y a la Pentecôte au mois de mai
Et puis aussi la fête des mères
D'un côté, le jour des curés
De l'autre, l'idée d'un militaire
Et puis l' mois d' mai, c'est 68
Un grand coup d' gueule qui s'est perdu
En y pensant, on s' roule un stick
Puis on r' tourne pointer au chômedu

Joli soit-il, le mois de mai
Toutes ces fêtes, tous ces souvenirs
Moi, j'ai pas d' larmes à vous chialer
Juste un peu d' rage à vous offrir

Ah ! Le joli mois de mai
Le joli mois de mai
Ah ! Le joli mois de mes couilles, si j'en avais

 

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